La « juste distance » face à la violence
RésuméLa question du rapport du chercheur à l’objet « violence extrême » est abordée ici, non du point de vue de ses motivations subjectives, mais de la règle scientifique de la distanciation qui, faute de préconisations épistémologiques spécifiques, semble s’imposer à cet objet comme aux autres. Da...
Wedi'i Gadw mewn:
| Prif Awdur: | |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2002
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | RésuméLa question du rapport du chercheur à l’objet « violence extrême » est abordée ici, non du point de vue de ses motivations subjectives, mais de la règle scientifique de la distanciation qui, faute de préconisations épistémologiques spécifiques, semble s’imposer à cet objet comme aux autres. Dans le contexte des « sorties » de la violence, lorsqu’un gouvernement démocratique succède à un régime autoritaire répressif, la « juste distance » du chercheur a des conséquences particulières : elle peut coïncider avec les présupposés des politiques gouvernementales de « réconciliation », et notamment avec l’injonction faite aux victimes de pondérer leurs exigences à l’aune d’un intérêt général de pacification. Cette convergence – qui n’implique pas nécessairement une collusion – montre la difficulté propre au rapport à l’objet « violence » : les règles épistémologiques ne sont pas dissociables d’un contexte politique particulier et d’un rapport social à la violence, et peuvent par conséquent avoir une portée normative. |
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