L'Asie du Sud : un regard neuf

RésuméLe principal problème qui se pose aux pays en développement, comme Sri Lanka est de concilier la diversité ethnique et culturelle et la cohésion et la maturité que suppose l’appartenance à une seule et même nation. C’est plus particulièrement le cas lorsqu’une fédération résulte non pas, comme...

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Päätekijä: Lakshman Peiris, Gamini
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2001
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:RésuméLe principal problème qui se pose aux pays en développement, comme Sri Lanka est de concilier la diversité ethnique et culturelle et la cohésion et la maturité que suppose l’appartenance à une seule et même nation. C’est plus particulièrement le cas lorsqu’une fédération résulte non pas, comme c’est traditionnellement le cas, du regroupement d’entités indépendantes, mais du passage d’un État unitaire à un État où les pouvoirs sont partagés. La crainte est toujours présente, dans ce dernier cas, de voir le fédéralisme déboucher sur le démembrement ou la désintégration. Ce qu’il faut, c’est concilier deux objectifs opposés : la création d’un pouvoir central fort et efficace, d’une part, et la reconnaissance de la diversité culturelle et ethnique, d’autre part. Il peut s’avérer nécessaire, pour y parvenir, de mettre en place des structures hybrides, ou quasi fédérales, ne répondant exactement ni à la définition type de l’État unitaire ni à celle de l’État fédéral ou encore, dans certains contextes, de répartir les pouvoirs de façon asymétrique, mais l’on risque ce faisant de provoquer des réactions passionnelles de résistance à tout traitement différencié ou particulier en faveur d’une minorité ou d’une autre. Le transfert des pouvoirs n’est d’ailleurs pas suffisant en soi. Pour fonctionner efficacement, il doit être assorti de mécanismes adéquats de solution des conflits intergouvernementaux. Enfin, trois éléments sont particulièrement importants si l’on veut réduire au minimum la confrontation et la polarisation : le compromis, la proportionnalité et le respect par les pouvoirs publics du pluralisme, de la laïcité et de la démocratie représentative.