Mot de la Rédaction
L’importance de l’autonomie managériale pour la performance organisationnelle et la responsabilité est de plus en plus reconnue dans les sociétés municipales (MOC) opérant dans des environnements concurrentiels. Cependant, peu d’études ont examiné les facteurs qui favorisent ou limitent l’autonom...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2021
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’importance de l’autonomie managériale pour la performance organisationnelle et la responsabilité est de plus en plus reconnue dans les sociétés municipales (MOC) opérant dans des environnements concurrentiels. Cependant, peu d’études ont examiné les facteurs qui favorisent ou limitent l’autonomie managériale des présidents-directeurs généraux (PDG) dans les entreprises dépendant des gouvernements locaux et centraux. En nous appuyant sur la perspective de l’autonomie des organismes publics, nous étudions les perceptions subjectives des dirigeants des MOC concernant trois mécanismes politiques et bureaucratiques étroitement liés. Les résultats de nos 18 entretiens semi-structurés menées auprès de PDG de telles sociétés dans diverses autorités municipales israéliennes ont permis d’identifier trois facteurs aux niveaux micro, méso et macro qui affectent leur autonomie. Ces résultats révèlent une tendance selon laquelle les acteurs politiques et bureaucratiques locaux tentent de s’engager dans une autonomie encadrée, contrairement au modèle bureaucratique administratif du gouvernement central qui restreint considérablement l’autonomie des PDG. Par conséquent, cette dynamique empêche les MOC d’atteindre leurs objectifs. Cette interaction entre les facteurs micro, méso et macro explique comment les tensions entre les gouvernements locaux et centraux se reflètent dans les opérations de gestion des MOC.
Remarques à l’intention des praticiens
Tirer parti des relations politiques favorables pour surmonter les contraintes : L’établissement de liens de confiance avec des acteurs politiques favorables peut contribuer à alléger les contraintes réglementaires et permettre une prise de décision plus adaptative dans le cadre des contraintes bureaucratiques.
Équilibrer la gouvernance du conseil d’administration et le pouvoir discrétionnaire de la direction : Les praticiens doivent rester vigilants quant à l’influence que peuvent avoir les nominations politiques sur les opérations et élaborer des stratégies visant à préserver le pouvoir discrétionnaire de la direction tout en maintenant la responsabilité.
Promouvoir un engagement réciproque avec les autorités centrales : Les dirigeants publics devraient plaider en faveur de relations plus réciproques avec les organismes centraux, en encourageant une surveillance axée sur le soutien qui tienne compte des réalités du terrain.
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