Exercice du pouvoir discrétionnaire par les agents publics de première ligne : comment l’insatisfaction des citoyens favorise la fourniture de services publics de substitution. L’exemple de l’enregistrement des mariages en Israël
La manière dont les agents publics de première ligne exercent leur pouvoir discrétionnaire peut-elle générer une insatisfaction des usagers à l’égard de la mise en œuvre des politiques publiques ? Si oui, dans quelles conditions cette insatisfaction peut-elle aboutir à la fourniture de services pub...
Tallennettuna:
| Päätekijät: | , , |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2022
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | La manière dont les agents publics de première ligne exercent leur pouvoir discrétionnaire peut-elle générer une insatisfaction des usagers à l’égard de la mise en œuvre des politiques publiques ? Si oui, dans quelles conditions cette insatisfaction peut-elle aboutir à la fourniture de services publics de substitution ? En s’appuyant sur le modèle défection/prise de parole/loyauté d’Albert Hirschman, le présent article enrichit la littérature en montrant que la manière dont les agents de première ligne exercent leur pouvoir discrétionnaire influe sur l’insatisfaction des citoyens à l’égard de la mise en œuvre des politiques publiques. Nous identifions trois principaux facteurs – personnel, organisationnel et contextuel – qui gouvernent de manière informelle l’exercice du pouvoir discrétionnaire des agents de première ligne, conduisant à l’insatisfaction des usagers. Nous mettons aussi en lumière trois éléments qui, combinés, provoquent l’émergence de services de substitution : 1) l’insatisfaction des citoyens à l’égard de la mise en œuvre des politiques publiques ; 2) le monopole des agents de première ligne en la matière, puisqu’il n’existe qu’un seul prestataire ; et 3) le blocage des canaux de participation perçu par les usagers. À l’aide d’une méthode qualitative d’étude de cas, nous testons nos hypothèses en analysant l’exemple de l’enregistrement des mariages en Israël. Nous montrons comment l’insatisfaction des citoyens israéliens quant à la manière dont les employés chargés de ces services appliquent les règles relatives aux mariages a conduit à la création de l’organisation non gouvernementale rabbinique Tzohar qui fournit des services de substitution pour l’enregistrement des mariages.
Remarques à l’intention des praticiens
Lorsque les agents publics de première ligne exercent un monopole sur la mise en œuvre des politiques publiques et que les citoyens ont l’impression de ne pas pouvoir faire entendre leur voix, l’insatisfaction de ces derniers quant à la manière dont les agents publics exercent leur pouvoir discrétionnaire peut aboutir à la création de services publics de substitution.
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