Qualité de la gouvernance et soutien politique en Chine, au Japon et en Corée du Sud

La présente étude se fonde sur la distinction théorique entre soutien spécifique et soutien diffus pour examiner et comparer les effets de la qualité de la gouvernance sur le soutien politique en Chine, au Japon et en Corée du Sud. Comme le type de régime est un facteur contextuel important, les tro...

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Auteur principal: Zhai, Yida
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2022
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:La présente étude se fonde sur la distinction théorique entre soutien spécifique et soutien diffus pour examiner et comparer les effets de la qualité de la gouvernance sur le soutien politique en Chine, au Japon et en Corée du Sud. Comme le type de régime est un facteur contextuel important, les trois pays constituent des cas idéaux pour vérifier la manière dont les effets de la gouvernance sur le soutien politique varient selon les différents systèmes politiques en Asie orientale. Les résultats montrent que la gouvernance économique et politique affecte le soutien spécifique dans les trois pays. La gouvernance politique est plus importante pour le soutien spécifique au Japon et en Corée du Sud qu’en Chine, même si le type de régime ne modère pas l’effet de la gouvernance politique sur le soutien diffus. De plus, la gouvernance économique est plus importante pour le soutien diffus en Chine qu’au Japon et en Corée du Sud. Dans le domaine du soutien spécifique, la gouvernance économique est plus importante pour le soutien aux responsables gouvernementaux au Japon et en Corée du Sud qu’en Chine. Remarques à l’intention des praticiensL’adhésion du public est essentielle à l’efficacité, à la stabilité et même à la survie des systèmes politiques. La qualité de la gouvernance détermine le destin des régimes autoritaires. C’est à cause de la mauvaise gouvernance que les masses cessent de tolérer les autorités et prennent des mesures pour renverser les dirigeants autoritaires. Conformément à l’argument de Fukuyama (2013) selon lequel un régime autoritaire peut être bien gouverné, le gouvernement chinois tente d’améliorer la qualité de la gouvernance afin de soutenir le leadership autocratique en favorisant l’innovation technique dans la gestion administrative. Cependant, les défauts intrinsèques des systèmes autoritaires, tels que l’absence de contraintes constitutionnelles sur le pouvoir, minent leur capacité à améliorer la gouvernance politique. On peut se demander ce qu’une bonne gouvernance politique dans un système autoritaire peut accomplir sans réforme démocratique du système politique.