Renforcer la gouvernabilité plutôt qu’approfondir la démocratie : les raisons qui amènent les gouvernements locaux à introduire la gouvernance participative
Si les études sur les innovations en matière de gouvernance participative sont nombreuses, plus rares sont celles qui s’intéressent à leur introduction proprement dite. Dans le présent article, nous essayons de comprendre pourquoi, dans un contexte de démocratie établie, les autorités locales s’enga...
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| Auteurs principaux: | , , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2020
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Si les études sur les innovations en matière de gouvernance participative sont nombreuses, plus rares sont celles qui s’intéressent à leur introduction proprement dite. Dans le présent article, nous essayons de comprendre pourquoi, dans un contexte de démocratie établie, les autorités locales s’engagent dans la gouvernance participative. C’est en nous appuyant sur un ensemble de données sur la mise en place de mini-publics dans 1505 communes suisses entre 2000 et 2012 que nous testons cinq hypothèses à propos de l’introduction de la gouvernance participative. Nous constatons que les mini-publics dans les communes suisses sont des procédures axées sur les politiques qui ne font intervenir qu’une petite partie des citoyens. Les communes qui mettent en place ces mini-publics sont celles qui n’ont pas de tradition d’assemblée des citoyens, dont les services publics sont soumis à une pression de croissance, qui présentent de nombreux groupes politiques différents ainsi que des liens solides avec les partis et les communautés, et qui ont une administration publique fortement professionnalisée. Nous concluons que l’expansion de la gouvernance participative est motivée par un programme visant à accroître la gouvernabilité dans un contexte conflictuel, marqué par des intérêts de groupe forts et fragmentés. Remarques à l’intention des praticiensLa présente étude porte sur l’introduction de mini-publics dans les communes suisses. Les mini-publics sont des modèles participatifs dans lesquels de petits groupes de citoyens délibèrent sur un sujet en lien avec les politiques municipales. La plupart des exemples de mini-publics identifiés dans la présente étude étaient liés à l’aménagement du territoire, mais la durabilité et la jeunesse faisaient aussi partie des thèmes récurrents. Les mini-publics font désormais partie intégrante de la pratique de l’administration publique locale et sont mis en place dans l’espoir qu’ils aideront à trouver des solutions aux conflits et favoriseront l’acceptation des décisions politiques. |
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