De l’information à la prévisibilité : la transparence sur le chemin de la gouvernance démocratique. Le cas de la Roumanie

Le présent article propose un nouveau cadre conceptuel pour l’évaluation de la transparence au niveau national. Il identifie trois facettes de cette notion : accès à l’information, communication bidirectionnelle et transparence comme instrument de la prévisibilité, qui permet de prendre des décision...

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Bibliographic Details
Main Author: Schnell, Sabina
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2018
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Le présent article propose un nouveau cadre conceptuel pour l’évaluation de la transparence au niveau national. Il identifie trois facettes de cette notion : accès à l’information, communication bidirectionnelle et transparence comme instrument de la prévisibilité, qui permet de prendre des décisions sur la base de règles claires et connues. Chacune de ces facettes correspond à une forme de transparence de plus en plus exigeante, mais toutes trois sont liées à l’obligation de rendre des comptes au peuple et à l’État de droit. En examinant l’exemple de la Roumanie, le présent article illustre la façon dont ce type de cadre peut être utilisé pour évaluer l’évolution de la transparence dans une démocratie relativement récente.Remarques à l’intention des praticiensLa transparence est prônée depuis longtemps par les organisations internationales, les gouvernements et la société civile. Dans un premier temps, l’accent a été mis sur l’accès à l’information, avec l’adoption de lois sur la liberté de l’information ou la mise en œuvre de politiques en matière de données ouvertes ( open data). Il est néanmoins nécessaire, pour exploiter pleinement le potentiel de démocratisation de la transparence, d’adopter une approche plurielle. Le présent article suggère que les défenseurs de la transparence devraient accorder davantage d’attention au développement de la participation des citoyens, à l’ouverture du processus décisionnel et pas uniquement à celle des données, au renforcement de l’État de droit comme à la lutte contre la corruption. En d’autres termes, cet article plaide pour des pratiques et un débat sur la transparence plus globaux.