Mettre en adéquation des structures verticales et des relations horizontales : animation collaborative et mécanismes d’imputabilité pour favoriser la croissance économique en Angleterre

Le présent article étudie les dimensions verticale et horizontale des activités menées par les dirigeants des secteurs public et privé et les responsables locaux en faveur du développement économique en Angleterre, en particulier ceux qui œuvrent dans le cadre complexe des partenariats d’entreprise...

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主要作者: Liddle, Joyce
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: 2018
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實物特徵
總結:Le présent article étudie les dimensions verticale et horizontale des activités menées par les dirigeants des secteurs public et privé et les responsables locaux en faveur du développement économique en Angleterre, en particulier ceux qui œuvrent dans le cadre complexe des partenariats d’entreprise locaux ( Local Enterprise Partnerships ou LEP), un outil de partenariat au cœur du programme localiste de l’État britannique visant à stimuler la croissance. Cette étude éclaire la manière innovante dont des acteurs étatiques et non étatiques et des citoyens pilotent un ensemble complexe de structures légales verticales au sein de nouveaux « espaces » d’interactions/d’interrelations fragmentés, horizontaux et largement informels pour coproduire des stratégies et des projets destinés à transformer les régions. Pour progresser dans notre connaissance de l’animation collaborative, il nous faut élaborer de nouvelles méthodes d’étude des imputabilités multiples et de la manière dont la coproduction fonctionne dans des réseaux « au maillage lâche ». Il est impératif d’appréhender les problématiques d’exercice de fonctions de direction en transcendant les frontières sectorielles de réseaux complexes de structures légales verticales et d’espaces d’action informels horizontaux. Dans ces réseaux, les dirigeants, en tant que représentants institutionnels, collaborent pour réaliser des objectifs que les organisations membres agissant de manière isolée ne pourraient atteindre aisément. Ils doivent également définir, au moyen de compromis et de négociations avec l’organisation dont ils sont issus, leur rôle de représentation dans le cadre de la défense et de la promotion des priorités, buts et intérêts de la nouvelle entité, en l’espèce un partenariat d’entreprise local. D’un point de vue théorique, cet article s’inscrit dans les récents débats qui ont eu lieu sur les aspects théoriques et pratiques de la nouvelle gouvernance publique, afin de mettre en lumière l’inaptitude des modèles de la nouvelle gestion publique à saisir l’articulation complexe qui existe entre des structures de pouvoir formelles et des ensembles de relations informels et fragmentés. Il s’inspire également des modèles d’imputabilité, notamment de l’école d’Utrecht, pour identifier les relations sociales qui s’établissent entre animateurs collaboratifs dans les partenariats d’entreprise locaux et pour montrer comment ces derniers font valoir les concepts d’ agentivité (agency) et d’ action individuelle dans le cadre des institutions participantes.Remarques à l’intention des praticiensLes données recueillies dans le cadre de la présente étude devraient être utiles aux experts, aux gestionnaires publics et aux décideurs pour comprendre les liens formels et informels qui s’établissent au sein des partenariats de développement économique. Cet article devrait permettre de saisir l’intérêt de renforcer l’imputabilité des acteurs pratiquant une collaboration intersectorielle. Par ailleurs, il montre la pertinence des partenariats d’entreprise locaux comme moyen essentiel de coproduire des stratégies collaboratives de transformation des localités régionales, en étudiant les dimensions verticale et horizontale des activités menées par les dirigeants des secteurs public et privé et les responsables locaux dans ce cadre complexe.