La centralisation est-elle la bonne solution ? Le cas des réformes dans la politique de sécurité intérieure en Suisse à la lumière des services de police de proximité

C’est sous l’angle de la répartition des tâches entre les cantons et les communes en Suisse que nous allons tenter d’analyser la tendance qu’ont les réformes en matière de sécurité à concentrer les institutions policières au niveau cantonal et à éliminer la police locale en vue d’améliorer l’efficie...

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Auteurs principaux: Jacot-Descombes, Caroline, Niklaus, Julien
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2016
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:C’est sous l’angle de la répartition des tâches entre les cantons et les communes en Suisse que nous allons tenter d’analyser la tendance qu’ont les réformes en matière de sécurité à concentrer les institutions policières au niveau cantonal et à éliminer la police locale en vue d’améliorer l’efficience. À mesure que l’on évolue vers la centralisation dans le cadre de divers consensus, les villes revendiquent leurs particularités et parviennent à conserver leur police locale. L’analyse porte sur deux réformes cantonales en se basant sur des données qualitatives. Les résultats indiquent que les changements institutionnels ont débouché sur trois grands dispositifs à la suite des réformes : centralisation de la police (les communes achètent les services de la police cantonale), régionalisation (plusieurs communes exercent leurs activités policières ensemble) et décentralisation (la ville conserve sa police locale). En ce qui concerne la question de savoir quels modèles produisent les meilleurs résultats, une évaluation de la perception des acteurs (citoyens et police) indique que le travail de la police et le sentiment de sécurité se sont améliorés dans le système décentralisé. Remarques à l’intention des praticiensLes questions politiques sont au centre des réformes qui visent une nouvelle répartition des compétences entre les niveaux de pouvoirs publics dans le secteur de la sécurité en Suisse. Elles peuvent avoir une grande influence sur les nouveaux dispositifs introduits par les réformes. Même si les décideurs cantonaux ont de solides arguments en faveur de la centralisation des tâches, les communes ont une influence plus grande. Cela se traduit par un fédéralisme asymétrique, dans lequel les villes peuvent conserver leur police et les communes sont tenues d’acheter les services de police cantonaux. L’option décentralisée étant plus appréciée par les citoyens comme par la police, les réformes en faveur de la centralisation sont difficiles à mettre en œuvre lorsqu’il existe une tradition de police locale.