La participation citoyenne et la bureaucratisation. Le virage participatif vu à travers le prisme wébérien
Nombreux sont les spécialistes de l’administration publique qui plaident depuis peu en faveur d’un virage participatif, consistant en l’introduction de dispositifs délibératifs destinés à associer les citoyens à l’élaboration des politiques. Dans le présent article, nous examinons les arguments à la...
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| Auteur principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2015
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Nombreux sont les spécialistes de l’administration publique qui plaident depuis peu en faveur d’un virage participatif, consistant en l’introduction de dispositifs délibératifs destinés à associer les citoyens à l’élaboration des politiques. Dans le présent article, nous examinons les arguments à la base de ces propositions, de même que leurs conséquences probables, en recourant à l’analyse classique proposée par Max Weber des influences réciproques entre démocratie et bureaucratisation. Nous soutenons que les arguments en faveur d’un virage participatif contiennent des zones d’ombre. Les mesures proposées risquent dès lors d’aggraver les problèmes qu’elles sont censées résoudre.Remarques à l’intention des praticiensLa conclusion pour les praticiens est que les mécanismes participatifs directs ne sont pas la panacée pour les multiples problèmes, contrairement à ce qui est souvent dit. L’analyse de la question à travers le prisme wébérien nous amène à inviter ceux qui envisagent d’introduire ces mécanismes à faire preuve de prudence. Ces dispositifs peuvent se traduire par un affaiblissement de la prévisibilité et de l’imputabilité de l’administration publique, par une baisse (considérable) de l’expertise au sein de l’État, ainsi que par un mécontentement général à l’égard de mécanismes qui ne produisent pas les résultats attendus par les citoyens. Une participation plus directe a par conséquent tendance à aggraver les problèmes qu’elle était censée résoudre. |
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