La politique d’ajustement budgétaire en France (2007-2012). Institutions et stratégies d’évitement du blâme
Tandis que le régime français semi-présidentiel et le renforcement de la « présidentialisation » sous Nicolas Sarkozy ont souvent été associés à l’idée de changements radicaux et héroïques, la politique budgétaire française après la crise de 2008 apparaît à la fois très fortement contrainte par les...
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| Auteurs principaux: | , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2015
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Tandis que le régime français semi-présidentiel et le renforcement de la « présidentialisation » sous Nicolas Sarkozy ont souvent été associés à l’idée de changements radicaux et héroïques, la politique budgétaire française après la crise de 2008 apparaît à la fois très fortement contrainte par les engagements initiaux pris par le Président Sarkozy et repose en grande partie sur des mesures de nature graduelle et discrète, sans bouleversements de grande ampleur. Pour expliquer ce résultat, cet article met en évidence l’influence des institutions françaises sur les capacités de l’État à agir sur les dépenses publiques, sur l’imputation de la responsabilité et sur l’allocation du blâme et sur les stratégies politiques connexes liées au cycle électoral et au calendrier. L’article analyse également les caractéristiques spécifiques de la crise nationale française et la façon dont elle a été perçue par les hauts fonctionnaires, de même que la nature des contraintes globales externes qui ont influencé la politique budgétaire française, qu’elles émanent des marchés, d’organisations internationales ou de l’Union européenne.Remarques à l’intention des praticiensCet article souligne l’importance des institutions et des stratégies politiques dans la gestion des mesures d’austérité. L’argument principal défendu est que les politiques de réduction des dépenses publiques sont enchâssées dans des contraintes électorales et politiques, qui influencent considérablement leur définition et les choix réalisées en leur sein. L’article offre un grand nombre d’éléments empiriques concernant les différentes caractéristiques de la crise budgétaire française et la manière dont les gouvernements français ont réagi à la crise de 2008. Il met l’accent sur les particularités des institutions politiques françaises et sur l’importance des enjeux d’imputation de la responsabilité et d’évitement du blâme. Les stratégies politiques françaises d’évitement du blâme adoptées de 2008 à 2012 sont examinées, de même que la nature des contraintes globales externes qui ont influencé la politique budgétaire française, qu’elles émanent des marchés, d’organisations internationales ou de l’Union européenne. |
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