Les problèmes de coordination dans la gestion de la sécurité nationale – Le cas des attentats terroristes en Norvège
Le présent article s’intéresse à un « problème épineux » : l’organisation de la sécurité intérieure et sociétale. Nous nous intéresserons à la gestion centrale des urgences et des crises dans le cadre de l’attentat terroriste perpétré en Norvège, en juillet 2011, et plus particulièrement à la fonc...
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| Autors principals: | , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2015
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Le présent article s’intéresse à un « problème épineux » : l’organisation de la sécurité intérieure et sociétale. Nous nous intéresserons à la gestion centrale des urgences et des crises dans le cadre de l’attentat terroriste perpétré en Norvège, en juillet 2011, et plus particulièrement à la fonction de coordination du ministère de la Justice. Notre analyse s’appuie sur une analyse qualitative approfondie de documents pertinents et sur des entretiens avec des agents du gouvernement, en nous appuyant sur une perspective structurelle-instrumentale et culturelle-institutionnelle afin de comprendre les résultats. L’identification des problèmes ne fait aucun doute (fragmentation, pulvérisation de l’imputabilité et modalités de coordination inefficaces). Les changements organisationnels ont cependant été appliqués avec prudence et de manière progressive. L’amélioration progressive du ministère de la Justice en vue d’en faire un ministère chargé de la coordination globale ne remet pas en cause les principes actuels de responsabilité ministérielle. Les solutions suggérées sont entourées d’ambiguïté et de conflits, et les solutions disponibles ne correspondent pas aux problèmes.
Remarques à l’intention des praticiens
Des problèmes de coordination s’observent dans l’administration publique moderne, qui sont liés à la fois à la coordination verticale et horizontale, en particulier dans le domaine de la sécurité nationale et de la gestion des crises. Les réformes liées au NMP ont créé de nouveaux problèmes de coordination, en particulier dans des domaines stratégiques et des services publics qui traversent les frontières sectorielles. De nouveaux dispositifs, appelés « réformes post-NMP », ont été tentés pour remédier à la prétendue fragmentation grandissante. Les problèmes sont relativement évidents en ce qui concerne la gestion des crises, où il est nécessaire de conjuguer organisation de la coordination et flexibilité. Les crises majeures ne conduisent pas toujours à des changements décisifs, cependant. Les changements nécessaires et formels sont souvent produits par la culture existante. Cela se traduit par une administration publique moderne relativement hybride et à niveaux multiples.
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