La collaboration étendue à la suite des catastrophes du 11 mars au Japon : Implications pour la gestion responsable des catastrophes
Le 11 mars 2011, un séisme en mer d’une magnitude de 9,0 et un tsunami gigantesque venaient frapper la région de Tohoku au Japon, catastrophe qui a été suivie de la crise nucléaire de Fukushima. Malgré ces malheurs, Tohoku avance et cette expérience extraordinaire doit nous inspirer dans l’étude de...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2015
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Le 11 mars 2011, un séisme en mer d’une magnitude de 9,0 et un tsunami gigantesque venaient frapper la région de Tohoku au Japon, catastrophe qui a été suivie de la crise nucléaire de Fukushima. Malgré ces malheurs, Tohoku avance et cette expérience extraordinaire doit nous inspirer dans l’étude de la gestion responsable des catastrophes. On a assisté à un phénomène étonnant à la suite des catastrophes, à savoir l’apparition d’une collaboration étendue ( wide-area collaboration), faisant intervenir les gouvernements national et locaux, afin d’aider les municipalités de Tohoku. Dans la présente étude, nous nous intéressons à cette collaboration dans deux domaines : l’aide sur le plan de la main-d’œuvre et le traitement des débris. Les données empiriques indiquent que l’efficacité de la collaboration étendue dépend de l’efficacité de la collaboration à la fois horizontale (interlocale) et verticale (intergouvernementale) et que la collaboration étendue devrait être ajoutée aux modèles futurs visant à prévoir l’efficacité des processus de restauration et de reconstruction.Remarques à l’intention des praticiensIl serait erroné de penser que nous ne connaîtrons plus de catastrophes de grande ampleur à l’avenir et les questions de collaboration étendue auxquelles est confronté le Japon nous amènent cette fois naturellement à nous interroger sur la façon de définir au mieux la gouvernance collaborative dans le pays. La présente étude répertorie les éléments que les décideurs doivent définir lorsqu’ils mettent en place une collaboration étendue. Nos conclusions semblent généralisables aux États unitaires sujets aux catastrophes disposant d’une gestion des catastrophes décentralisée. Notre étude indique que les systèmes décentralisés dépourvus de plan en matière de collaboration étendue peuvent être dangereux en temps de crise. |
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