Réaliser des économies dans les services publics après la crise : Analyse multiniveaux des préférences du public dans l'UE-27
Les réponses stratégiques à la crise financière mondiale peuvent être rangées dans deux catégories : les approches procycliques et les approches anticycliques. Ces premières plaident pour une réduction des dépenses publiques en période de difficultés financières. Les secondes privilégient les dépens...
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| Auteurs principaux: | , |
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
2014
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| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Les réponses stratégiques à la crise financière mondiale peuvent être rangées dans deux catégories : les approches procycliques et les approches anticycliques. Ces premières plaident pour une réduction des dépenses publiques en période de difficultés financières. Les secondes privilégient les dépenses publiques en vue de relancer l’économie. Sur la base de données relatives à l’opinion publique (N=23,652) des 27 États membres de l’Union européenne (UE), nous vérifions de manière empirique un modèle axé sur les préférences des citoyens pour une réduction des dépenses dans les services publics, par opposition à des investissements publics dans des mesures visant à relancer l’économie en réponse à la crise financière. Nous nous intéressons aux déterminants, aux niveaux individuel et national, des attitudes à l’égard des économies dans les services publics et nous concentrons sur quatre groupes d’explications : le mécontentement politique, l’idéologie, l’intérêt personnel et les conditions macroéconomiques. Nous avons constaté que le mécontentement politique et l’orientation idéologique des répondants avaient tous deux une influence sur les préférences, de même que la question de savoir si l’on connaît des difficultés économiques ou si l’on bénéficie de services d’aide sociale. Les conditions macroéconomiques, comme le niveau du déficit gouvernemental d’un pays, la dette publique ou les dépenses publiques, n’ont étonnamment aucune influence sur les préférences des citoyens en matière de politique financière. Nous examinerons les implications de nos résultats pour la théorie et la pratique de l’administration publique.Remarques à l’intention des praticiensDans le présent article, nous analysons les réponses apportées par les gouvernements à la crise financière que les citoyens apprécient le plus. Nous faisons la distinction entre la réduction des dépenses publiques et les mesures de relance de l’économie. Nous avons constaté que les conditions macroéconomiques avaient très peu d’influence sur ces préférences. De fait, les explications à ces attitudes et ces préférences doivent avant tout être recherchées au niveau individuel, et non au niveau national. Le fait d’être pour ou contre les économies dans les services publics est en grande partie influencé par les dispositions idéologiques, l’âge, le niveau d’instruction, les niveaux globaux de confiance politique et la question de savoir si les citoyens sont des bénéficiaires (potentiels) des services d’aide sociale. Notre article aidera à mieux comprendre pourquoi les citoyens sont favorables ou opposés aux mesures stratégiques procycliques ou anticycliques pour sortir de la crise. |
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