La prise en considération des réalités locales dans le cadre de la réforme de la fonction publique : Un exemple d'actualité – le Sierra Leone
Les praticiens du développement ne disposent pas encore de la masse critique nécessaire de données empiriques pour leur permettre de déterminer l’ensemble d’interventions qui ont le plus de chances de fonctionner et d’enrichir la définition et la mise en œuvre des réformes possibles. Avec cet articl...
保存先:
| 主要な著者: | , |
|---|---|
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2013
|
| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Les praticiens du développement ne disposent pas encore de la masse critique nécessaire de données empiriques pour leur permettre de déterminer l’ensemble d’interventions qui ont le plus de chances de fonctionner et d’enrichir la définition et la mise en œuvre des réformes possibles. Avec cet article, nous entendons combler cette lacune en nous penchant sur le cas du projet « rémunération et performance au Sierra Leone » (« Sierra Leone Pay and Performance Project »), une initiative soutenue par la Banque mondiale qui vise à réformer la fonction publique. Nous allons analyser les problèmes fonctionnels qui caractérisent la fonction publique et déterminer les facteurs à l’origine des dysfonctionnements observés. L’idée principale est que les dysfonctionnements actuels sont difficiles à résoudre étant donné qu’ils définissent un équilibre perfectible qui sert des fins politiques ( dysfonctionnements voulus). La politique n’est cependant pas le seul élément important. Cet équilibre est encore renforcé par des dysfonctionnements systémiques qui ne sont pas forcément le résultat d’une volonté stratégique ou des préférences de l’élite ( dysfonctionnements par défaut). C’est là qu’un changement est possible, même à court terme. Les réformes de la fonction publique ont par conséquent plus de chances d’aboutir lorsque les initiatives de réforme plaident pour des changements modestes et progressifs, qui ne vont pas à contresens des motivations existantes et qui cadrent avec les préférences de l’État. Le projet « rémunération et performance au Sierra Leone » (P&PP) va dans ce sens, en s’intéressant, de manière ciblée, à la réforme salariale, à la gestion de la performance et aux questions de recrutement et de dotation. En outre, le recours à l’instrument de prêt basé sur les résultats est censé contribuer à atténuer les dysfonctionnements actuels en harmonisant les motivations des différents acteurs et, ainsi, créer les conditions nécessaires à une meilleure coordination entre les agences gouvernementales. Même si l’approche suggérée n’est pas sans risques, la dynamique actuelle indique que les chances de réussite sont plus grandes aujourd’hui que par le passé.Remarques à l’intention des praticiensDans cet article, nous expliquons comment améliorer la définition des projets en identifiant les problèmes fonctionnels qui existent dans la performance de la fonction publique, en nous intéressant plus particulièrement aux intérêts et aux objectifs qu’ils défendent. Une analyse « prospective » de l’économie politique (PE) de ce type peut faciliter les initiatives de la Banque visant à (a) identifier les solutions de réforme adaptées au contexte et politiquement pertinentes ; (b) définir le moyen d’atteindre ces objectifs de réforme ; et, surtout, (c) sélectionner l’instrument de prêt approprié. L’exemple du Sierra Leone indique également que les méthodes de prêt basées sur les résultats sont davantage susceptibles de prendre en considération les réalités locales et constituent une option prometteuse dans le cadre des réformes de la fonction publique dans les environnements politiques difficiles. |
|---|