La stratégie de gestion du secteur public de la banque mondiale

La littérature sur le développement participatif s’intéresse en grande partie au côté « demande » et à la mesure dans laquelle les citoyens parviennent à pousser l’État à offrir les services de base. Les auteurs s’intéressent moins au côté « offre » du développement participatif, à savoir à la maniè...

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Dades bibliogràfiques
Autors principals: Manning, Nick, McCourt, Willy
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2013
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:La littérature sur le développement participatif s’intéresse en grande partie au côté « demande » et à la mesure dans laquelle les citoyens parviennent à pousser l’État à offrir les services de base. Les auteurs s’intéressent moins au côté « offre » du développement participatif, à savoir à la manière dont les institutions publiques mettent en œuvre les politiques de développement. L’Afrique du Sud d’après l’apartheid regorge de politiques et autres lois en faveur des processus participatifs. Dans la pratique, pourtant, ces mesures sont rarement à la hauteur des idéaux visés. Dans le présent article, nous examinons les programmes de logement social dans les communautés pauvres dans trois municipalités d’Afrique du Sud et soutenons qu’il existe un décalage entre la façon dont ceux qui formulent la politique interprètent la participation et la façon dont la question est interprétée par les communautés bénéficiaires et les représentants locaux. Nous en concluons qu’il faut s’intéresser bien plus aux raisons pour lesquelles les représentants ne parviennent pas à traduire les politiques nationales en actes si l’on veut que la démocratie participative obtienne une certaine légitimité parmi la population au sens large. Remarques à l’intention des praticiensLa participation effective des citoyens dans les processus décisionnels est le facteur déterminant dans les programmes de développement participatifs. Une législation et une politique favorables sont des éléments essentiels dans ce cadre, mais qui ne suffisent pas à eux seuls pour garantir la participation. Les programmes participatifs doivent par conséquent prendre en considération la capacité des communautés à s’organiser et ils doivent prévoir les moyens et le temps nécessaire pour développer leur capacité à associer la population efficacement. Les agents à la tête des projets de développement participatifs doivent suivre une formation formelle pour bien comprendre que la manière dont les bénéficiaires participent est tout aussi importante que les activités proprement dites auxquelles ils sont associés.