De la mesure de la performance à l'apprentissage : une nouvelle source de surcharge gouvernementale ?
RésuméDepuis quelques décennies, l’imputabilité supporte de plus en plus d’objectifs politiques, juridiques et administratifs variables. Dans le présent article, nous nous intéressons à l’aspect administratif de l’imputabilité et étudions les risques potentiels d’un passage de la mesure de la perfor...
Salvato in:
| Autori principali: | , |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2012
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméDepuis quelques décennies, l’imputabilité supporte de plus en plus d’objectifs politiques, juridiques et administratifs variables. Dans le présent article, nous nous intéressons à l’aspect administratif de l’imputabilité et étudions les risques potentiels d’un passage de la mesure de la performance à l’apprentissage. Si cette évolution est foncièrement positive dans ses intentions, nous soutenons qu’elle peut constituer une nouvelle source de surcharge gouvernementale. Nous proposons quatre explications à cette possibilité. Premièrement, les approches basées sur l’apprentissage ont plus de chances de compléter que de remplacer la mesure de la performance. Deuxièmement, davantage de données, et non moins, vont s’avérer nécessaires pour respecter les obligations en matière d’imputabilité, en raison du premier point. Troisièmement, les coûts de mise en conformité risquent d’augmenter car l’apprentissage exige davantage de participation et de dialogue. Quatrièmement, l’imputabilité en tant qu’apprentissage risque de produire une mentalité basée sur « le changement pour le changement », ce qui augmenterait encore la surcharge du gouvernement. Nous conclurons par quelques commentaires sur les moyens de limiter les conséquences indésirables de cette évolution. Remarques à l’intention des praticiensLes administrateurs publics doivent identifier et évaluer les avantages et les coûts (humains, politiques et économiques) des régimes d’imputabilité. Si les régimes de mesure de la performance axés sur les résultats augmentent la transparence et améliorent le rapport qualité-prix dans de nombreux cas, ils ont aussi des effets secondaires indésirables. Les régimes d’imputabilité sensibles à l’apprentissage s’avèrent propices à l’amélioration de la qualité, mais ils peuvent aussi devenir de nouvelles sources de surcharge pour le gouvernement. Dans le présent article, nous examinons les problèmes potentiels de cette évolution et analysons la façon dont les gestionnaires et les praticiens peuvent limiter ces risques potentiels. Les gestionnaires publics doivent s’interroger sur le niveau d’imputabilité qui s’impose effectivement. Plus précisément, ils ont tout intérêt à délimiter la portée des régimes d’imputabilité employés, à effectuer une évaluation coûts-avantages de ceux-ci et à consulter ceux qui sont soumis à ces régimes s’ils souhaitent mettre en place un modèle adapté. |
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