La gestion de l'intégrité et l'esprit de service public au RU : Un assemblage hétéroclite ou une couverture élimée ?

RésuméNotre article porte sur la gestion de l’intégrité dans la vie publique actuelle au RU. Malgré le niveau d’intégrité traditionnellement élevé dans la fonction publique, d’aucuns soutiennent depuis peu que l’approche britannique ressemble à un édredon en patchwork, composé de fonctions instituti...

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Bibliographic Details
Main Author: Heywood, Paul M.
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2012
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:RésuméNotre article porte sur la gestion de l’intégrité dans la vie publique actuelle au RU. Malgré le niveau d’intégrité traditionnellement élevé dans la fonction publique, d’aucuns soutiennent depuis peu que l’approche britannique ressemble à un édredon en patchwork, composé de fonctions institutionnelles mal définies, d’une indépendance discutable et d’idées contestées sur le meilleur moyen de diffuser et de maintenir la pratique conforme à la déontologie. Dans cet article, nous examinons la manière dont l’esprit de service public (ESP), qui met l’accent sur les codes de conduite informels et sur l’intégrité morale, a évolué dans le cadre des changements systémiques plus vastes opérés dans le style de la prestation de service public. Nous soutenons que les pressions en faveur de la décentralisation de la prestation de service public sont en contradiction avec les tentatives au coup par coup de centralisation et de codification de la gestion de l’intégrité et les inspirent. Cette dynamique est présentée sur le plan des tensions entre les approches basées sur la conformité et celles basées sur les valeurs en matière de gestion de l’intégrité. Notre article se compose de trois parties. Dans la première, nous décrivons l’évolution l’esprit de service public britannique afin de situer la gestion de l’intégrité dans son contexte institutionnel et structurel. Dans la deuxième, nous analysons les débats académiques récents et les recommandations émises par des organismes majeurs, comme le Comité des normes de la vie publique (Committee on Standards in Public Life, CSPL) et le Comité spécial de l’administration publique de la Chambre des communes (House of Commons Public Administration Select Committee, PASC). Nous allons voir que les recommandations en faveur de la création d’organes statutaires indépendants de supervision de l’éthique n’ont pas été pleinement mises en œuvre. Dans la troisième partie, nous cherchons à situer l’expérience britannique dans un contexte plus large. Ce faisant, nous réfléchissons à des moyens de comprendre la notion de gestion de l’intégrité et son application dans le cadre de l’expérience britannique et au-delà. Remarques à l’intention des praticiensDans le présent article, nous examinons les tensions qui existent entre les approches basées sur la conformité et celles basées sur les valeurs en matière de gestion de l’intégrité au Royaume-Uni. Je cherche à comprendre dans quelle mesure les approches basées sur les valeurs sont liées à l’existence et à la reproduction de ce qu’on appelle la « notion de service public ». Tandis que cette notion a été remise en cause par les réformes associées au nouveau management public, une série de scandales dans le secteur public ont donné lieu à l’adoption de réponses davantage basées sur la conformité. Le principal défi à relever pour les personnes chargées de définir les approches en matière de gestion de l’intégrité consiste à concilier les valeurs fondamentales à la base de l’esprit de service public et les mécanismes d’imputabilité que l’on peut évaluer sur la base d’indicateurs de rendement mesurables.