De la formation d'un centre bureaucratique dans les institutions gouvernementales : Enseignements de la Commission européenne
RésuméIl est essentiel d’identifier et d’expliquer la formation d’un centre bureaucratique au sein des institutions gouvernementales (comme la Commission européenne (Commission)) si l’on veut comprendre l’ordre politique, ainsi que les possibilités et les limites de la gouvernance du secteur public....
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2012
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméIl est essentiel d’identifier et d’expliquer la formation d’un centre bureaucratique au sein des institutions gouvernementales (comme la Commission européenne (Commission)) si l’on veut comprendre l’ordre politique, ainsi que les possibilités et les limites de la gouvernance du secteur public. S’appuyant sur un nouvel ensemble de données d’entretien, notre article propose deux observations essentielles : premièrement, la formation d’un centre bureaucratique au sein de la Commission ne touche pas profondément la Commission dans son ensemble. En comparant les agents du secrétariat général et ceux de la DG Commerce, notre étude laisse entendre que la formation d’un centre bureaucratique intervient surtout au sein du secrétariat général et ne touche que faiblement la DG Commerce. Deux logiques comportementales ont tendance à coexister au sein de l’administration de la Commission, qui sont toutes deux ancrées et réparties dans différentes sous-unités organisationnelles. La variation dans la formation d’un centre bureaucratique est associée à deux variables clés : (i) l’accumulation de capacités organisationnelles suffisantes au niveau du centre bureaucratique et (ii) la spécialisation verticale et horizontale de l’administration de la Commission. Troisièmement, ces observations restent valables lorsqu’on « prend en considération » les récentes réformes de la gestion au sein de la Commission. Nous verrons dans cet article que malgré les réformes récentes de la Commission, certaines logiques comportementales fondamentales parmi les agents de la Commission ne sont pas profondément transformées. Remarques à l’intention des praticiensL’administration de la Commission est considérée comme de plus en plus dirigée depuis le centre exécutif — c’est-à-dire par le président et le secrétariat général. Dans la présente étude, cependant, nous formulons deux observations principales : premièrement, nous démontrons que le renforcement du centre exécutif au sein de l’administration de la Commission (le secrétariat général) ne se retrouve pas dans l’ensemble des services de la Commission. L’ambition de faire du secrétariat général le centre de services du président de la Commission ne pénètre ni ne transforme pour l’instant pas profondément les activités quotidiennes des directeurs généraux (DG). Deuxièmement, notre étude révèle que malgré les réformes administratives historiques de la Commission, le comportement quotidien des agents de la Commission reste essentiellement inchangé. |
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