Conférence Braibant – IISA 2011. La gouvernance démocratique en période de crises. Reconstruire nos communautés et se fonder sur nos citoyens

Résumé Le présent article est une version modifiée de la Conférence Braibant-IISA 2011. La RISA publie traditionnellement cette importante conférence annuelle sur les affaires publiques. Le rédacteur en chef remercie Madame Fraser-Moleketi d’avoir accepté de revoir le texte en vue de sa publication....

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Auteur principal: Fraser-Moleketi, Geraldine J.
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2012
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Résumé:Résumé Le présent article est une version modifiée de la Conférence Braibant-IISA 2011. La RISA publie traditionnellement cette importante conférence annuelle sur les affaires publiques. Le rédacteur en chef remercie Madame Fraser-Moleketi d’avoir accepté de revoir le texte en vue de sa publication. Les crises ouvrent des perspectives de changement et montrent souvent la voie à suivre pour réaliser des progrès et des réformes. Les exemples sont nombreux à l’échelle mondiale. Les crises se sont avérées bénéfiques chaque fois que les populations et les gouvernements se sont donné la peine d’étudier les enseignements à tirer et d’écouter les messages qu’elles contiennent. L’objectif de cet article est d’ouvrir le débat, un débat qui pourrait faire la lumière sur les origines du profond malaise que nous connaissons actuellement et nous éclairer sur l’orientation que les organismes internationaux, et les gouvernements dans leur ensemble, devraient suivre.Notre article est le résultat d’années d’expérience de la fonction publique au niveau national et, depuis janvier 2009, au niveau du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Bien qu’il ne prétende pas représenter les opinions du PNUD sur les questions globales majeures, il est inévitablement le fruit de longues heures de travail pour le compte de cette organisation, dans diverses régions du monde. À la différence d’autres organisations interrégionales, le PNUD englobe tous les États membres dans ses attributions. Pour des raisons évidentes, cependant, ses activités de tous les jours sont plus directement liées aux préoccupations des pays en développement. Dans la gouvernance démocratique – un domaine d’activité important du PNUD –, les pays et les régions, qui connaissent actuellement une évolution rapide, reçoivent nécessairement une considération prioritaire. L’auteur du présent article a été fort impliquée dans les consultations relatives à ce processus. En conséquence, ce qui suit illustre, dans une certaine mesure, la somme de cette expérience.Il s’avère que mon observation porte sur des années de crises profondes, des crises à la fois naturelles et engendrées par l’homme. En effet, certaines de ces crises ont également illustré la mesure et la progression de la mondialisation. Les événements survenant dans une région du monde se reproduisaient bien vite dans d’autres. Ainsi, le soulèvement en Tunisie s’est vite propagé à la Libye et à l’Égypte. La crise financière, qui a débuté aux États-Unis, en septembre 2008, a déjà migré en Europe et elle ne s’y est pas arrêtée. Pour reprendre les termes employés par Timothy Geithner, le Secrétaire au Trésor des États Unis, dans son discours adressé au Forum de coopération économique Asie-Pacifique à Hawaii, en novembre 2011, « Nous sommes tous directement touchés par la crise en Europe » (The New York Times, 2011c : A7). Même si ses effets ne se font pas encore sentir de manière égale à tous les niveaux, la crise actuelle et les autres démontrent que les pays qui s’en sont mieux sortis et qui ont mieux réussi à essuyer la tempête, mais aussi à récolter les fruits de la mondialisation, sont ceux dont les autorités publiques et les structures gouvernementales locales ont affiché un niveau supérieur de compétence, de préparation, d’engagement et de professionnalisme.