Jauger les effets d'un régime de performance d'intelligence : les indicateurs de gestion municipaux au Québec, 1999-2010

Résumé Les indicateurs de gestion municipaux au Québec se conforment à ce que Hood (2007) qualifie de « régime d’intelligence ». Dans la présente étude, nous tentons de déterminer si le régime de performance d’intelligence municipal au Québec (Canada) a produit les résultats attendus. Pour répondre...

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Autor principal: Charbonneau, Étienne
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2011
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Sumario:Résumé Les indicateurs de gestion municipaux au Québec se conforment à ce que Hood (2007) qualifie de « régime d’intelligence ». Dans la présente étude, nous tentons de déterminer si le régime de performance d’intelligence municipal au Québec (Canada) a produit les résultats attendus. Pour répondre à cette question, nous avons utilisé des documents officiels accessibles au public, des procès-verbaux de réunions et des données d’enquête. L’histoire de ce régime au Québec est un contre-exemple à la théorie de Pollitt et de ses collègues (2010), selon laquelle une fois en place, les régimes de performance suivent une logique d’emballement. Le régime municipal d’ intelligence au Québec n’est jamais passé de l’état formatif à l’état summatif, de l’intelligence aux cibles et aux classements. L’expérience dans cette province canadienne confirme le modèle de Hood (2007) relatif aux faiblesses des régimes d’intelligence. Remarques à l’intention des praticiensLa présente étude de cas, axée sur le régime de performance, décrit une initiative comportant peu d’obligations pour les participants. Nous soutenons que les faiblesses documentées sont le résultat de la voie stratégique initialement adoptée par les décideurs, et non de leurs décisions et adaptations ultérieures. En l’absence de surveillance du public et de sanctions imposées par le gouvernement provincial, la plupart des gestionnaires publics choisissent de ne pas utiliser d’indicateurs, de ne pas les intégrer dans les budgets et les rapports annuels, de ne pas se comparer aux autres et de ne se fixer aucune cible. Dans un régime obligatoire caractérisé par des approches ascendantes et volontaires, la plupart des municipalités ont en effet opté pour une participation minimale.