La réforme du secteur de l'eau en Italie et aux Pays-Bas : un changement ambitieux à l'issue incertaine fait place à un changement modéré axé sur le consensus
RésuméLe présent article entend analyser les points communs et les différences entre les réformes récemment mises en place dans le secteur de l’eau en Italie et aux Pays-Bas. Les réformes, dans les deux pays, sont caractérisées par des objectifs similaires, à savoir améliorer la transparence et l’ef...
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| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2010
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméLe présent article entend analyser les points communs et les différences entre les réformes récemment mises en place dans le secteur de l’eau en Italie et aux Pays-Bas. Les réformes, dans les deux pays, sont caractérisées par des objectifs similaires, à savoir améliorer la transparence et l’efficience, ainsi que par des idées similaires en matière de gouvernance au sujet de la création de compagnies des eaux intégrées. On observe cependant un écart entre les réformes telles que souhaitées au départ et la façon dont elles ont été mises en œuvre. Même si l’idée de réforme consistant à créer des compagnies des eaux intégrées a été maintenue en Italie, sa mise en œuvre a été reportée, alors qu’aux Pays-Bas, cette idée de réforme a été remplacée par une méthode de mise en œuvre ascendante, favorisant les projets de coopération plutôt que ceux d’intégration dans le secteur de l’eau. Une évaluation de la réalisation des objectifs de réforme menée aux Pays-Bas indique que l’on a amélioré la transparence et l’efficience dans une certaine mesure, alors qu’en Italie, on ne trouve aucune information systématique sur cette question. Notre analyse des raisons des écarts entre les réformes telles qu’initialement souhaitées et la façon dont elles ont été mises en œuvre fait apparaître quelques points communs entre les deux pays, notamment en ce qui concerne l’institutionnalisation des pratiques. Il existe cependant aussi des différences considérables entre les deux pays. En Italie, il n’existe pas de réseaux d’organisations actives dans le domaine de l’eau, ce qui explique l’absence d’attachement local et régional aux changements souhaités par le centre, d’où la lenteur de leur exécution. Aux Pays-Bas, ces réseaux sont de puissants instruments dotés de coalitions solides, qui ont résisté à la mise en œuvre obligatoire des changements radicaux. Résumé à l’intention des praticiensL’efficacité d’une réforme radicale dans le secteur de l’eau, qui propose de remplacer les types d’organisations actuels par de nouveaux, est déterminée par l’approbation de l’ensemble des parties prenantes influentes. Cependant, lorsque les réformes radicales ne sont appuyées que par une partie de ces parties prenantes, il est judicieux de s’intéresser essentiellement aux objectifs pertinents et de laisser les parties prenantes les atteindre à leur guise. La participation des acteurs au niveau exécutif tant dans les discussions au sujet du contenu de la réforme que des processus qui vont permettre de réaliser ce contenu ne pourra que profiter à la mise en œuvre de la réforme. |
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