Comment gérer le changement émergent et complexe: le cas de l'agencification néerlandaise

RésuméNous allons analyser la réforme basée sur l’agencification aux Pays-Bas du point de vue de la gestion des processus de changement complexe. Nous allons présenter une analyse processuelle du processus de changement complexe de la réforme basée sur l’agencification au moyen des informations scie...

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Autore principale: Kickert, Walter J.M.
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2010
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:RésuméNous allons analyser la réforme basée sur l’agencification aux Pays-Bas du point de vue de la gestion des processus de changement complexe. Nous allons présenter une analyse processuelle du processus de changement complexe de la réforme basée sur l’agencification au moyen des informations scientifiques organisationnelles sur le « changement émergent » et des informations scientifiques administratives sur les « réseaux complexes ». L’analyse du processus de changement révèle qu’il ne s’agit pas d’un exemple de changement programmé et contrôlé par le centre. La réforme est plutôt un exemple de « changement émergent et complexe ». La réforme est un système complexe de différents processus de changement inextricablement liés, aux acteurs excentrés multiples, qui est « géré » par différents « agents du changement » centraux. Les « gestionnaires du changement » forment eux-mêmes aussi un système complexe. Résumé à l’intention des praticiensL’une des tendances de réforme importantes dans l’administration centrale néerlandaise est « l’agencification » des organisations publiques exécutives, c’est-à-dire le renforcement de l’autonomie managériale des services exécutifs des départements ministériels. Dans le présent article, nous examinons comment ce processus de réforme, qui s’étend sur deux décennies, a été géré » par différents acteurs comme le Parlement, le bureau national de vérification, le ministère des Finances, le ministère de l’Intérieur, divers comités consultatifs internes et externes et autres comités de supervision. Il s’avère que la réforme ne peut guère être qualifiée de processus programmé et contrôlé depuis le centre. Les initiatives de réforme ont surgi au niveau local au sein des différents ministères et agences. Le processus de réforme était plutôt une accumulation continue d’initiatives locales en faveur de l’agencification. Les différents acteurs centraux ont tenté d’exercer une certaine influence au niveau de la coordination ou de la supervision, mais elle était relativement indirecte, réactive et limitée.