Contextualisation de la baisse néerlandaise de confiance politique : Le lien entre les facteurs sous-jacents
RésuméComment est-il possible qu’un pays – un pays qui était envié jusqu’à la fin de XXe siècle pour ses bons points permanents qui respiraient la confiance dans le système politique- se soit autant détérioré, en quelques années seulement, au début de ce nouveau siècle, en ce qui concerne les taux a...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2009
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméComment est-il possible qu’un pays – un pays qui était envié jusqu’à la fin de XXe siècle pour ses bons points permanents qui respiraient la confiance dans le système politique- se soit autant détérioré, en quelques années seulement, au début de ce nouveau siècle, en ce qui concerne les taux affichés de confiance dans les institutions politiques ? Dans le présent article, nous examinons la baisse de confiance politique aux Pays-Bas et tentons d’expliquer les évolutions décrites par les statistiques. Un article suscitant la réflexion publié par Bovens et Wille dans cette revue cite un certain nombre de facteurs temporaires (les fluctuations dans l’économie nationale et les gouvernements nationaux en place) pour expliquer la baisse observée aux Pays-Bas. Dans le présent article, nous attirons l’attention sur l’influence de facteurs systématiques plus structurels ou sur des « courants » sous-jacents qui se cachent derrière les facteurs abordés par Bovens et Wille : la persistance d’une démocratie du consensus, d’une part, et le développement de la culture émotionnelle et de la société du risque, d’autre part. L’accumulation et l’interaction de ces trois courants sont à la base de l’explication de la baisse des niveaux de confiance dans la politique. Résumé à l’intention des praticiensDans le présent article, nous examinons la baisse de la confiance politique aux Pays-Bas au début du nouveau millénaire et tentons d’expliquer ce phénomène. Notre analyse fait apparaître l’influence de facteurs plus structurels et systématiques – la persistance de la démocratie du consensus, d’une part, et le développement de la culture émotionnelle et de la société du risque, d’autre part – des facteurs masqués derrière les facteurs plus temporels et transitoires mentionnés par Bovens et Wille dans un numéro antérieur de la présente revue. La restauration de la confiance est déterminée par l’accumulation et l’interaction de ces trois courants. |
|---|