Gouvernance globale et administrations publiques locales congolaises : Le rôle du FMI, de la Banque Mondiale, des multinationales et des élites politiques

RésuméCette réflexion s’inscrit dans le sillage de la dynamique territoriale de la mondialisation. Elle met en relief les interactions qui existent entre les administrations publiques locales et une compétitivité globale asymétrique dans un pays où les innombrables ressources minières et forestières...

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Auteur principal: Tshibwabwa Kuditshini, Jacques
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2008
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Résumé:RésuméCette réflexion s’inscrit dans le sillage de la dynamique territoriale de la mondialisation. Elle met en relief les interactions qui existent entre les administrations publiques locales et une compétitivité globale asymétrique dans un pays où les innombrables ressources minières et forestières sont sous le contrôle des acteurs néo-libéraux de la mondialisation (sociétés multinationales, FMI, Banque mondiale) et des élites politico-militaires congolaises grâce notamment à la privatisation des terres et des ressources naturelles des entités décentralisées par les nouveaux codes minier, forestier et des investissements. Devenues des véritables sources de production de rentes artificielles pour les acteurs précités, ces nouvelles législations dépossèdent en amont les administrations locales congolaises tant financièrement, économiquement que matériellement et réduisent de ce fait leur capacité de développement. Remarques à l’intention des praticiensAu regard des données produites et analysées dans cette étude, les praticiens de l’administration devraient savoir que la compétitivité globale telle qu’elle se présente aujourd’hui, a des effets sévères sur les ressources naturelles et les économies des administrations publiques locales des pays en développement, et celles de la RDC en particulier. Cette compétitivité, favorisée par des nouveaux codes minier et forestier, profite aux sociétés multinationales étrangères mieux nanties en capitaux et en équipements technologiques de pointe. Par ailleurs, ces législations sont devenues des moyens de prédation pour les élites politiques congolaises. L’abrogation de toutes ces législations imposées et la mise en route des nouvelles réformes sont les moyens les plus efficaces pour lutter contre cette compétitivité à géométrie variable et contre toutes les formes de prédation.