Paradoxes de la sottise entre Montaigne et La Bruyère
À partir d’un paradoxe que soulève Montaigne et de ses prolongements au XVIIe siècle, cet article explore ce singulier revers de la raison qu’est la sottise. Montaigne s’étonne qu’une même tête, celle du pédant, qui cristallise par excellence la sottise, puisse à la fois être savante et n’en être pa...
שמור ב:
| מחבר ראשי: | |
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| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2022
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | À partir d’un paradoxe que soulève Montaigne et de ses prolongements au XVIIe siècle, cet article explore ce singulier revers de la raison qu’est la sottise. Montaigne s’étonne qu’une même tête, celle du pédant, qui cristallise par excellence la sottise, puisse à la fois être savante et n’en être pas moins sotte. L’analyse de ce paradoxe conduit Montaigne à pointer la mauvaise façon qu’ont les pédants de se rapporter à la science, et découvre que c’est la manière de l’animer qui importe et qui la rend véritable. Nous éclaircissons ensuite la notion de manière, souvent convoquée au Grand Siècle pour suggérer ce qui échappe à une raison trop peu fine. Enfin, nous indiquons qu’un nouveau modèle, celui de la machine, émerge dans la postérité cartésienne pour dire la sottise. Chez La Bruyère, entre autres, le sot est ainsi celui qui parle et agit mécaniquement. |
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