L’ego et les deux sens de la substance
À partir de l’indécision apparente du concept de substance dans le corpus cartésien, on formule l’hypothèse que le « traité de la substance » des Principia I peut jeter une lumière sur les Meditationes (§ 1) ; en effet les Principia I développent deux définitions de la substance, tantôt comme cho...
Gespeichert in:
| 1. Verfasser: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2021
|
| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | À partir de l’indécision apparente du concept de substance dans le corpus cartésien, on formule l’hypothèse que le « traité de la substance » des Principia I peut jeter une lumière sur les Meditationes (§ 1) ; en effet les Principia I développent deux définitions de la substance, tantôt comme chose existante par soi, tantôt comme support des attributs (§ 2) ; or ces deux définitions correspondent exactement aux deux lieux des Meditationes mobilisant la substance : la Meditatio III recourt à la substance des Principia I, 51, et la Meditatio VI recourt à la substance des Principia I, 52 (§ 3). On en déduit que le cogito de la Meditatio II ne saurait remonter de l’attribut principal à la substance suivant la logique de Principia I, 52 (§ 4) et que l’ ego, alors entendu selon Principia I, 51, ne pouvait que perdre sa substantialité dès l’instant que se trouvait exhibée sa dépendance envers Dieu, à la fin de la Meditatio III (§ 5). Dès lors, les Principia nous paraissent trancher des indécisions cartésiennes avec une certaine efficacité (§ 6). |
|---|