Portrait du libéral en héros solitaire. Lecture de Coriolan
Dans un article de 1984 intitulé « Le libéralisme et l’art de la séparation », Michael Walzer critique le fantasme libéral d’autodétermination. Afin d’illustrer sa thèse, il convoque la dernière tragédie de Shakespeare, Coriolan : « The liberal hero, author of himself and of social roles, is a my...
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| Tác giả chính: | |
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| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
2015
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| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Dans un article de 1984 intitulé « Le libéralisme et l’art de la séparation », Michael Walzer critique le fantasme
libéral d’autodétermination. Afin d’illustrer sa thèse, il convoque la dernière tragédie de Shakespeare,
Coriolan : « The liberal hero, author of himself and of social roles, is a mythic invention. It is Shakespeare’s
Coriolanus, that aristocratic warrior and anti-citizen, who claims (and fails) to live “as if he were the author
of himself and knew no other kin” ». Cet article entend discuter cette interprétation. Au-delà d’une tragédie
sur le rêve d’autonomie brisé, Coriolan donne à voir un personnage aux prises avec l’aliénation liée à l’éthique
aristocratique. Relire Shakespeare dans le sillage de certaines exégèses marxistes et féministes invite donc à
interroger la pertinence du « communautarisme libéral ».
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