La critique de l'idée de nature dans la philosophie de B. Croce, un aperçu

Faire de la nature une réalité subsistante, c’est pour Croce nier la puissance de la pensée, réduire l’art à la fonction d’imitation ; qu’elle soit relative à l’empirisme ou à la métaphysique, sa supposition leur ôte toute vérité. Or Croce entend montrer l’auto-contradiction de l’empirisme qui ne ce...

תיאור מלא

שמור ב:
מידע ביבליוגרפי
מחבר ראשי: Vignon, Stéphane
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2014
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
תיאור
סיכום:Faire de la nature une réalité subsistante, c’est pour Croce nier la puissance de la pensée, réduire l’art à la fonction d’imitation ; qu’elle soit relative à l’empirisme ou à la métaphysique, sa supposition leur ôte toute vérité. Or Croce entend montrer l’auto-contradiction de l’empirisme qui ne cesse de présupposer le concept et qui en même temps ignore son universalité et sa concrétude qu’il veut extraire du supposé donné, des faits par rapport auxquels il ne serait qu’une fiction. Contre l’abstraction empirique, Croce montre l’unité de la réalité ; il refuse l’hétérogénéité de la réalité et de la pensée. La position de la nature est une croyance dont on ne sait comment elle reconnaît ce dont elle dit être séparée. Mais la démarche métaphysique pose elle aussi la nature en en faisant une entité transcendante ou « un être hybride fait d’imagination et de pensée », ce qui ne fait pas échapper au cauchemar d’un autre de l’esprit. La critique de l’abstraction de la philosophie kantienne et celle de l’éclectisme de la philosophie hégélienne de la nature s’emploient à le montrer. L’histoire critique de la philosophie dissout le fantasme de la nature qui est une construction ou un mythe au regard de la réalité dont nous ne sommes pas séparés, de l’expérience de l’immanence absolue qui ramène la sensation à l’intuition, au fait esthétique qui est le premier acte de connaissance. Critiquer le sentiment de la nature revient alors à libérer l’art de toute sujétion. Ainsi la liberté de tout l’esprit s’avère l’enjeu du problème de l’autonomie de l’art.