Droits de l'homme ou droit de l'autre
RésuméSi la violence est synonyme de vie, il est vain de penser qu’il soit possible de l’éradiquer, on ne peut espérer que l’atténuer ou la déplacer. Ainsi la Démocratie, dont les Droits de l’homme sont la clef de voûte, a tenté d’instaurer la Raison comme moyen privilégié pour civiliser les confli...
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| Κύριος συγγραφέας: | |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2004
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | RésuméSi la violence est synonyme de vie, il est vain de penser qu’il soit possible de l’éradiquer, on ne peut espérer que l’atténuer ou la déplacer. Ainsi la Démocratie, dont les Droits de l’homme sont la clef de voûte, a tenté d’instaurer la Raison comme moyen privilégié pour civiliser les conflits. Cette expérience est cependant fondée sur une double méconnaissance : celle du caractère contingent de la notion de Raison, tributaire des circonstances historiques particulières où elle est née. Or, les Droits de l’homme sont universels ou ne sont pas. D’autre part, référés à une notion d’obligation d’ordre juridique, ils ne s’appliquent qu’à des communautés délimitées par des frontières, excluant de leur champ ceux qui n’en font pas partie. Leur violation systématique par ceux-là mêmes qui en sont garants laisse ainsi transparaître ce qui doit être occulté pour préserver le dogme d’universalité qui leur donne sens : leur fondement normatif, moral, qui distingue l’homme, en tant qu’espèce biologique, de son humanité supposée, qui entraîne pour conséquence qu’ils soient déniés à ceux (cancrelats, sous-hommes...) auxquels on ne reconnaît pas cette « humanité ». En se limitant au semblable, la doctrine des Droits de l’Homme exclut par là même l’Autre, celui qui est irrémédiablement inconnu et inconnaissable, non dans ses qualités ou attributs, mais en tant qu’être. |
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