Le silence des psychologues. Pourquoi n'existe-t-il pas une psychologie israélienne ‘post-sioniste' ?
RésuméÀ la différence de certains historiens ou sociologues israéliens qui ont développé une approche critique post-sioniste, on ne trouve que quelques signes d’une tendance critique comparable chez les psychologues israéliens. Cela est particulièrement inquiétant à la lumière de la récente transiti...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2002
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | RésuméÀ la différence de certains historiens ou sociologues israéliens qui ont développé une approche critique post-sioniste, on ne trouve que quelques signes d’une tendance critique comparable chez les psychologues israéliens. Cela est particulièrement inquiétant à la lumière de la récente transition de la guerre au processus de paix. Cette transition a été à l’origine de nombreux dilemmes sociaux et individuels nouveaux qui bénéficieraient d’un débat ouvert au sein de la psychologie sociale et clinique. Cet essai tente de rendre compte de ce manque en le rapportant à ses racines historiques, politiques et culturelles. Les aspects historiques concernent l’influence des traditions psychologiques européennes et américaines. Deux remarques d’ordre politique sont présentées :Les psychologues israéliens, par leur implication dans le domaine militaire et leur acceptation de la revendication sécuritaire sioniste, ont tendance à appartenir au courant politique dominant (Gergen, 1973 ; 1989).Une atmosphère hyper-politisée a poussé les psychologues israéliens à adopter une position de neutralité et d’objectivité. Celle-ci a fourni une rationalisation commode à l’apolitisme, notamment dans la mesure où la polarisation politique israélienne au cours des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix était perçue comme une menace pour l’autorité professionnelle des psychologues.Culturellement, les psychologues, de même que les milieux sociaux européens dont la plupart d’entre eux sont originaires, ont eu tendance à adopter la tradition individualiste nord-américaine, en réaction au puissant courant collectiviste qui dominait la société israélienne durant ses premières années. Cela peut expliquer la faiblesse et la lenteur de leur réaction sociale, en termes d’humanisme, de féminisme et de constructivisme.Des exceptions à cette tendance générale sont mises en évidence et l’on explorera la question : comment parvenir à un changement de la psychologie israélienne de façon à ce qu’elle devienne plus politiquement sensible et critique. On peut supposer que cette réflexion a quelque pertinence pour le développement d’une psychologie politique dans d’autres sociétés, particulièrement dans celles qui traversent une période de transition de valeurs, ou qui souffrent de conflits sociaux violents et durables. |
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