La conception des artefacts visuels dans la generation des connaissances
Sur le plan académique, la gestion des connaissances est une discipline récente. Elle prend appui en sciences de gestion sur l’approche Ressource-Based View (Barney et al, 1991). Dans cette perspective, plusieurs auteurs, comme Nonaka et Takeuchi, ont souligné depuis une vingtaine d’années l’intérêt...
שמור ב:
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| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
2013
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| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Sur le plan académique, la gestion des connaissances est une discipline récente. Elle prend appui en sciences de gestion sur l’approche Ressource-Based View (Barney et al, 1991). Dans cette perspective, plusieurs auteurs, comme Nonaka et Takeuchi, ont souligné depuis une vingtaine d’années l’intérêt de la génération des connaissances. Ils ont étudié la façon dont elles sont créées, utilisées et partagées, pour augmenter la valeur de l’entreprise (Nonaka et Takeuchi, 1995). Pour mieux appréhender la notion de la génération des connaissances, nous avons étudié deux entreprises parisiennes spécialisées dans l’aménagement des espaces de travail : Génie des Lieux et Workspace CBRE. Nous y avons fait des observations participantes et non participantes d’une durée relativement longue. Il s’agit de partir de l’existant, de l’observation des faits et du travail des équipes projets avec pour première cible les comportements des acteurs au fur et à mesure des opérations (David et al, 2000). Rappelons que ces équipes projets sont principalement composées d’architectes et de designers. Nous avons montré que des difficultés d’intercompréhension apparaissent dans les activités de conception. Ici, nous reprenons la distinction relative au knowledge boundaries proposée par Carlille (2002) selon laquelle les difficultés pragmatiques sont liées aux évolutions des savoirs et aux expériences des individus. Dans notre cas, nous estimons que les architectes et les designers sont issus de métiers peu hétérogènes. Pendant nos observations, nous n’avons pas relevé de difficultés notables d’ordre sémantique ou syntaxique. Ces obstacles sont dus alors à l’existence des connaissances tacites relationnelles au sens d’Harry Collins (2010). Ces dernières peuvent être rendues explicites par la conception d’objets intermédiaires qui servent aussi à médiatiser les interactions entre les acteurs. Nous avons vu également comment la conception des artefacts en deux ou en trois dimensions permet la génération des connaissances nouvelles (Engeström, 1999b ; Tsoukas, 2009) et utiles dans un projet d’aménagement d’espaces de travail. |
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