L'irrationnel, fondement de privilèges exclusifs et abusifs

Dès la première moitié du 19ème siècle, un Alexis de Tocqueville notait d’une certaine façon (dans De la démocratie en Amérique), que, en fait de démocratie et de nouvel État de droit, s’érigeait aux États – Unis, un certes, nouvel ordre social («nouveau monde»), mais de type, apparemment «nouvelle...

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書誌詳細
第一著者: Atkouf, Omar
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2013
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要約:Dès la première moitié du 19ème siècle, un Alexis de Tocqueville notait d’une certaine façon (dans De la démocratie en Amérique), que, en fait de démocratie et de nouvel État de droit, s’érigeait aux États – Unis, un certes, nouvel ordre social («nouveau monde»), mais de type, apparemment «nouvelle aristocratie», que réellement «nouvelle démocratie». Il y notait, comme le feront aussi, bien plus tard et chacun à sa façon, des Veblen ou Schumpeter..., qu’il naissait plutôt, en ce nouveau monde, une aristocratie d’un genre inédit : toute terne et bassement matérialiste – prosaïque, qui entendait s’arroger les privilèges de l’ancienne noblesse du vieux monde (féodal-monarchiste) sur la base d’une non moins inédite source de légitimité : la propriété privée et la fortune. Voici donc le grand problème que devaient affronter ces «nouveaux aristocrates» : comment légitimer leur désir de pouvoir absolu, d’accaparement de privilèges, et de remplacement de l’ancienne noblesse en tant que classe dominante. Or tout pouvoir absolu nécessite, pour se légitimer, l’affirmation d’une origine, aura, dimension... transcendant la simple condition humaine : les théories du leadership ne sont-elles pas une sorte de ‘fiction’ remplissant ce rôle ?