L'Europe et les partis politiques nationaux : les leçons d'un “non-clivage”
Par rapport au modèle Lipset-Rokkan, la construction européenne reste un “nonclivage”, dans le sens qu’elle n’a pas provoqué des restructurations importantes des systèmes de partis nationaux. Toutefois, malgré cette absence d’impact sur les termes de compétition partisane, l’Europe occupe une plac...
Na minha lista:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2005
|
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Par rapport au modèle Lipset-Rokkan, la construction européenne reste un “nonclivage”, dans le sens qu’elle n’a pas provoqué des restructurations importantes
des systèmes de partis nationaux. Toutefois, malgré cette absence d’impact sur les
termes de compétition partisane, l’Europe occupe une place grandissante dans les
débats politiques nationaux. Depuis le début des années quatre-vingt-dix, des
euroscepticismes se sont enracinés, à divers degrés, à travers tout le continent. Cet
article examine la montée de ces tendances eurosceptiques, analysant le phénomène en termes de l’européanisation de la vie politique nationale et de l’émergence
plus générale des formes de protestation politique. L’analyse démontre ainsi comment les questions européennes ont été absorbées dans des structures partisanes
établies, et nous amène en même temps à un agenda de recherche renouvelé qui
accorde une plus grande attention à la dimension discursive de la vie politique et
aux rôles joués par les partis politiques nationaux en tant qu’acteurs européens. |
|---|