Pénurie de compétences et réindustrialisation : un étonnant paradoxe

Le mouvement de réindustrialisation dans notre pays reste fragile. La part de l’industrie dans la valeur ajoutée totale n’avait pas encore retrouvé fin 2022 son niveau avant Covid2 et l’examen attentif des indicateurs depuis septembre 2023 doivent nous conduire à la plus grande vigilance3.Si le pote...

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Auteurs principaux: Basset, Guillaume, Lluansi, Olivier
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2024
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Le mouvement de réindustrialisation dans notre pays reste fragile. La part de l’industrie dans la valeur ajoutée totale n’avait pas encore retrouvé fin 2022 son niveau avant Covid2 et l’examen attentif des indicateurs depuis septembre 2023 doivent nous conduire à la plus grande vigilance3.Si le potentiel de nos filières et de nos territoires est considérable, il est bridé par une pénurie généralisée de compétences, frappant notamment les métiers industriels. Le nombre d’emplois industriels vacants a ainsi été multiplié par trois entre 2017 et 2022, pour atteindre environ 60 0004.Pourtant, notre appareil de formation est théoriquement en mesure de pourvoir la main-d’œuvre nécessaire : le nombre de jeunes formés chaque année aux métiers industriels5 correspond – en volume – aux besoins de recrutement. C’est ce paradoxe que nous souhaitons expliciter et interroger.