(Ré)assurance et risque systémique
La crise financière de 2008 a été le catalyseur d’un développement réglementaire bourgeonnant visant le secteur financier, avec une attention particulière accordée à la prévention du « risque systémique ». La (ré)assurance n’est pas source de risque systémique, elle est au contraire une force stabil...
Enregistré dans:
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2020
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La crise financière de 2008 a été le catalyseur d’un développement réglementaire bourgeonnant visant le secteur financier, avec une attention particulière accordée à la prévention du « risque systémique ». La (ré)assurance n’est pas source de risque systémique, elle est au contraire une force stabilisatrice pour le système économique et financier dans son ensemble, à la fois par sa capacité à absorber les chocs exogènes et par sa fonction fondamentale de mutualisation des risques à l’échelle globale. Le secteur de la (ré)assurance a amplement démontré sa grande résilience. Les rares assureurs à s’être retrouvés en difficulté lors de la crise l’ont été du seul fait de leurs activités de nature « quasi bancaire » et non du fait de leurs opérations de « (ré)assurance traditionnelle ». Il faut promouvoir le principe d’une réglementation optimale, qui établit un juste équilibre entre stabilité/solvabilité, d’une part, et efficience/croissance, d’autre part. De ce point de vue, il est fondamental que la réglementation n’exige pas des « surcharges » en capital injustifiées pour l’activité de (ré)assurance, alors même que cette dernière contribue intrinsèquement à la résilience des économies et des sociétés. |
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