Publics fragiles : retour d’expérience sur la mission d’accessibilité bancaire assurée par La Banque Postale

Comme tous les autres établissements bancaires, La Banque Postale voit ses clients déserter ses agences, ceux-ci réalisant aujourd’hui l’essentiel de leurs opérations quotidiennes à distance, via leur smartphone, et réduisant progressivement leur usage des espèces.Sa grande accessibilité, sa forte...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile nagusia: Brune, Didier
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2017
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Comme tous les autres établissements bancaires, La Banque Postale voit ses clients déserter ses agences, ceux-ci réalisant aujourd’hui l’essentiel de leurs opérations quotidiennes à distance, via leur smartphone, et réduisant progressivement leur usage des espèces.Sa grande accessibilité, sa forte présence dans les quartiers sensibles des périphéries urbaines et son choix de continuer à doter tous ses guichets d’une caisse expliquent pourquoi La Banque Postale accueille encore à ses guichets près de trois millions de personnes continuant à réaliser à partir de leur compte bancaire de nombreuses opérations en espèces. Une des explications d’une telle situation tient à un constat : près des deux tiers des personnes fréquentant de façon intensive les guichets des bureaux de Poste pour y réaliser des opérations en cash vivent le plus souvent dans des quartiers sensibles et sont pour la plupart incapables d’exécuter sur un support numérique une quelconque transaction, même la plus simple.L’exclusion bancaire est souvent abordée sous l’angle des revenus, mais il nous semble bien plus pertinent de l’aborder sous l’angle des usages, notamment numériques ; une exclusion par les usages qui est en passe de devenir l’un des principaux motifs d’exclusion sociale.Dans sa réflexion sur une possible fin du cash, La Banque Postale s’interroge sur les infrastructures techniques et humaines à maintenir (à un coût acceptable pour la collectivité) pour faire en sorte que les populations précitées ne soient pas totalement exclues du système bancaire.