Management et conditions du travail dans le spectacle vivant : et si on mutualisait autrement ?
Dans le spectacle vivant, il est constaté une relation ambivalente autour de la question du management au point parfois d’en nier la nécessité ; cette position étant souvent justifiée par le caractère singulier des modes de production et de diffusion. Or, la production artistique implique un travail...
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| Yayımlandı: | RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 63 | 2 | 2026-07-23 | p. 38-60 | 2259-2490 |
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| Asıl Yazarlar: | , , |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2026
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Dans le spectacle vivant, il est constaté une relation ambivalente autour de la question du management au point
parfois d’en nier la nécessité ; cette position étant souvent justifiée par le caractère singulier des modes de
production et de diffusion. Or, la production artistique implique un travail d’administration, invisible, qui
s’accentue avec l’hyper-concurrence artistique et la combinaison de contraintes institutionnelles, financières et
juridiques. Les formes d’intégration stable des métiers supports dans une organisation durable se font rares et
s’amenuisent au profit de modalités éphémères. Lorsque les modèles économiques sont fragiles, les fonctions
supports (administration-production-diffusion-communication) peuvent être prises en charge par les artistes eux-mêmes, être externalisées auprès de bureaux d’accompagnement et de production (BAP) ou encore être
mutualisées, comme avec le recours à un groupement d’employeur (GE). Loin de demeurer passifs, depuis
plusieurs années, des artistes et/ou des chargés administratifs expérimentent d’autres modèles, à la recherche de
voies basées notamment sur la coopération dans l’activité et la mutualisation (de l’emploi). Ce sont ces initiatives,
encore peu reconnues, qui font l’objet du présent travail de recherche. Dans le cadre d’une démarche longitudinale
(depuis 5 ans), trois cas de groupement, à l’initiative d’artistes, qualifiés de plateforme mutualisée, sont étudiés.
Le travail y est abordé par le double prisme du travail réel (perspective pragmatiste) et des dispositifs de la
mutualisation (en tant que dispositifs de gestion). In fine, trois modèles de mutualisation de l’emploi sont mis au
jour : la mutualisation de ressources humaines (GE), la mutualisation de services (BAP) et la mutualisation de
processus de travail (Plateforme de mutualisation). Premièrement, ce qui est au cœur de l’analyse ce sont les
conditions du travail dans ces collectifs, qui renvoient à un management réhumanisé, c’est-à-dire qui prend soin
des artistes et chargés d’administration-production-diffusion. Secondement, c’est l’opportunité de faire compagnie
autrement, avec un projet politique visant à défendre la mutualisation et l’entraide sur les différents volets du
travail artistique et une gouvernance partagée et participative visant l’horizontalité entre artistes et intermédiaires
du travail artistique. |
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