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Les entrepreneurs ayant subi une liquidation judiciaire (EASL) sont généralement victimes de stigmatisation, ce qui obère leur capacité à accéder à des ressources financières dans le cadre d’un nouveau projet entrepreneurial auprès des partenaires bancaires. Malgré la discrimination dont ils sont v...

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Dans:RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 5012 | 1 | 2023-05-09 | p. 117-128 | 2259-2490
Auteur principal: Delaunay, Anne-Laure
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2023
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Les entrepreneurs ayant subi une liquidation judiciaire (EASL) sont généralement victimes de stigmatisation, ce qui obère leur capacité à accéder à des ressources financières dans le cadre d’un nouveau projet entrepreneurial auprès des partenaires bancaires. Malgré la discrimination dont ils sont victimes, certains d’entre eux parviennent à obtenir un prêt lorsqu’ils lancent une nouvelle affaire. Dans cet article, nous cherchons à comprendre à quelles conditions le chargé d’affaires accorde sa confiance à un EASL malgré une première impression négative de sa demande de prêt du fait de son échec antérieur. Nous utilisons, à cette fin, le modèle de Mayer, Davis et Schoorman (1995) sur les antécédents de la confiance interpersonnelle, à travers une démarche qualitative fondée sur des entretiens semi-directifs auprès de 27 banquiers (acteurs stigmatisants) et entrepreneurs (acteurs stigmatisés). L’analyse de nos données empiriques à travers la méthodologie de Gioia, Corley et Hamilton (2013) nous permet, tout d’abord, de mieux comprendre la stigmatisation des EASL (origine, manifestation, éléments de renforcement ou d’atténuation), ainsi que la défiance dont ils font spontanément l’objet de la part des chargés d’affaires. Elle montre ensuite qu’un processus de déstigmatisation de l’EASL peut émerger au fil de l’entretien de découverte. A ce titre, nous mettons en évidence, sous la forme d’un arbre de décision en quatre étapes, la technologie d’engagement bancaire permettant au chargé d’affaires de dépasser ses préjugés initiaux et d’être rassuré quant à l’intégrité et la capacité perçues de l’entrepreneur malgré son échec passé.