Whistleblowing management in companies: from trust to mistrust. Analysis of twelve whistleblowers’ life stories

Bien que la loi française encadre la pratique pour assurer la bonne foi et le désintérêt de la démarche, le salarié qui alerte d’un méfait au sein d’une entreprise est parfois considéré comme commettant un acte de défiance envers son organisation. Paradoxalement, différents facteurs contextuels peuv...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 419 | 4 | 2020-12-21 | p. 3a-29a | 2259-2490
Autor principal: Hennequin, Emilie
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2020
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Bien que la loi française encadre la pratique pour assurer la bonne foi et le désintérêt de la démarche, le salarié qui alerte d’un méfait au sein d’une entreprise est parfois considéré comme commettant un acte de défiance envers son organisation. Paradoxalement, différents facteurs contextuels peuvent jouer un rôle dans la décision d’alerter, notamment la confiance dans la hiérarchie et dans l’entreprise. La façon dont l’organisation gère l’alerte influence ensuite la dynamique relationnelle. A partir de l’analyse qualitative de douze récits de vie de lanceurs d’alerte, nous mettons en évidence que, dans le cas d’une gestion défaillante, il existe une spirale destructrice de la confiance en trois étapes, certains événements participant au développement de la méfiance, puis de la défiance interpersonnelle et institutionnelle. En fonction des réponses managériales et organisationnelles à l’alerte, les liens peuvent ainsi se distendre et la dynamique peut influencer le salarié dans la poursuite de sa démarche le conduisant à emprunter des canaux externes, notamment juridiques et médiatiques. Le climat de confiance serait déterminant pour les donneurs d’alerte dans le choix du canal à mobiliser. Son instauration reposerait notamment sur une structure et des procédures garantissant l’efficacité des démarches et assurant la cohérence entre les discours et les pratiques ainsi que la qualité de la relation avec les managers.