L’institutionnalisation de la violence au travail : le cas du mannequinat masculin professionnel

Cette recherche s’intéresse au rôle de l’organisation du travail et du management dans l’institutionnalisation de la violence au travail. Nous étudions les situations de violence par deux niveaux d’analyse : organisationnel et individuel. Nous utilisons une méthodologie qualitative et compréhensive...

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Dans:RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 389 | 1 | 2020-03-18 | p. 49-74 | 2259-2490
Auteur principal: Flamme, Kevin
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2020
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cette recherche s’intéresse au rôle de l’organisation du travail et du management dans l’institutionnalisation de la violence au travail. Nous étudions les situations de violence par deux niveaux d’analyse : organisationnel et individuel. Nous utilisons une méthodologie qualitative et compréhensive fondée sur une immersion de huit années dans six agences de mannequins, ayant permis l’écriture d’une auto-ethnographie. Elle a été complétée par cinq entretiens semi-directifs auprès d’acteurs du mannequinat masculin professionnel. L’approche de la psychodynamique du travail nous permet d’étudier les trois dimensions de la violence au travail : systémique, symbolique et physique. Nous montrons que l’organisation du travail et les pratiques d’un management autoritaire normalisent des violences systémique et symbolique. En conséquence, la souffrance des individus au travail ne peut pas être sublimée et une isolation progressive des personnes s’installe. Dans ce contexte, des stratégies individuelles de violence physique apparaissent. Nous proposons alors la modélisation d’un processus d’institutionnalisation de la violence lorsque les coopérations au travail sont empêchées. Nous discutons de la nécessité d’espaces de parole pour réhabiliter le management, et proposons des changements organisationnels pour prévenir le risque de violence subjective.