Le rôle du syndicat dans le management de la Responsabilité Sociale de l’Entreprise. Etude comparative de deux multinationales dans le secteur des télécommunications en Tunisie

L’objectif de cet article est de comprendre le rôle que peuvent jouer les salariés syndiqués et les responsables syndicaux dans le management de la RSE. Notre approche de la RSE est en rupture avec l’approche fonctionnaliste et se base sur la théorie des conventions. Notre posture épistémologique es...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 276 | 3 | 2017-07-17 | p. 59-89 | 2259-2490
Auteurs principaux: Bouderbala, Amel, Malek, Adnane
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2017
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:L’objectif de cet article est de comprendre le rôle que peuvent jouer les salariés syndiqués et les responsables syndicaux dans le management de la RSE. Notre approche de la RSE est en rupture avec l’approche fonctionnaliste et se base sur la théorie des conventions. Notre posture épistémologique est interprétativiste et notre méthodologie est qualitative. Nous avons procédé à une étude comparative de deux multinationales du secteur des télécommunications en Tunisie, se différenciant par leur management de la RSE, de type «  top down », en référence à Nonaka (1988), ou vertical pour la première, et de type «  middle-up-down », plus transversal et participative, pour la seconde. La lecture conventionnaliste nous a permis de mettre en évidence que les acteurs syndicaux adoptaient des attitudes différentes à l’égard de la RSE en fonction des cas pratiquant un « syndicalisme révolutionnaire » (Dubief, 1969) dans l’un, et un « syndicalisme réformiste » (Giraud, 2007) dans l’autre, mais qu’ils contribuaient dans les deux établissements à faire évoluer la convention établie autour de la RSE, d’une convention mobilisant une « rationalité interprétative » à une convention faisant appel à une « une rationalité stratégique » (Favereau et Postel, 2013) et conduisant à travers le jeu du dialogue social à légitimer les pratiques de RSE.