Les perceptions du contrat psychologique dans deux entreprises automobiles en Roumanie : le poids de l’héritage du passé

Le contrat psychologique est devenu un instrument incontournable d’analyse de la relation d’emploi. Pourtant, les chercheurs l’ont étudié généralement dans une perspective individuelle et idiosyncrasique, accordant peu d’attention au contexte économique et sociétal dans lequel il s’inscrit.A travers...

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Pubblicato in:RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 266 | 2 | 2017-05-17 | p. 26-48 | 2259-2490
Autori principali: Muresanu, Doina, Guerrero, Sylvie
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2017
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Le contrat psychologique est devenu un instrument incontournable d’analyse de la relation d’emploi. Pourtant, les chercheurs l’ont étudié généralement dans une perspective individuelle et idiosyncrasique, accordant peu d’attention au contexte économique et sociétal dans lequel il s’inscrit.A travers des entretiens avec 31 personnes, salariés et représentants de l’employeur de deux entreprises du secteur automobile en Roumanie, nous examinons comment le contexte social et économique imprègne le contenu et l’évaluation des contrats psychologiques. Nos résultats indiquent que les contrats psychologiques émergeant dans les entreprises participant à l’étude tendent à être limités à quelques obligations réciproques, que l’on cherche à rendre aussi explicites que possible. Nous avons pu également constater que ces obligations s’articulaient autour d’une logique d’équilibre, de sorte que le contrat psychologique est le résultat d’un compromis acceptable par les deux parties. Ainsi, les termes du contrat psychologique permettent de construire une relation réciproque non pas « idéale », mais acceptable, qui permet d’intégrer les exigences actuelles de performance des entreprises aux exigences des salariés, souvent empreintes d’anciennes façons de faire, héritées des fonctionnements et idéologies en vigueur lorsque l’économie de la Roumanie était centralisée.