Quand l'action collective passe par les mobilisations individuelles

Dans des contextes organisationnels dominés par la complexité et le changement, le coach apparaît comme un tiers légitime pour accompagner les acteurs dans leur développement. Lui sont alors attribuées des vertus de facilitation, de bienveillance, de faible directivité, au service du coaché et/ou de...

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Julkaisussa:RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 164 | 2 | 2015-03-01 | p. 2-2 | 2259-2490
Päätekijät: Brasseur, Martine, Morin, Marc
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2015
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Kuvaus
Yhteenveto:Dans des contextes organisationnels dominés par la complexité et le changement, le coach apparaît comme un tiers légitime pour accompagner les acteurs dans leur développement. Lui sont alors attribuées des vertus de facilitation, de bienveillance, de faible directivité, au service du coaché et/ou de l’organisation. Cette vision positive, voire « positiviste », de ce rôle de tiers est questionnée par des approches dialectiques qui mettent l’accent sur des phénomènes de pouvoir inhérents aux organisations qui vont bousculer le coach dans cette posture idéale. Le coach n’est pas à l’abri de phénomènes d’instrumentalisation, de sous-traitance, de dérives affectives. Quel rôle de tiers le coach a-t-il vraiment dans les organisations ? Cette étude tente de répondre à cette question en analysant les écarts entre posture idéale et posture effective. Dans une démarche compréhensive, au travers de la méthode de l’incident critique, nous avons réalisé 20 entretiens de coachs en se focalisant sur des expériences et événements qui les écartent de leur position idéale de tiers ; ils ont chacun abordé une situation mettant en jeu des agendas cachés ou plus largement un défi éthique. Nous avons alors analysé à l’aide d’une analyse thématique de contenu leurs représentations de leur posture idéale de coach et les dérives associées. Nos résultats conduisent à souligner le défi que représente pour le coach la gestion de la bonne distance à l’organisation, en tension entre le don du sauveur (« Zorro ») et l’instrumentalisation (« Polichinelle »). Notre recherche donne donc des fondements empiriques aux perspectives critiques et dialectiques du coaching qui soulignent les dérives instrumentales dans la pratique. Au-delà, elle invite notamment coachs, recruteurs et formateurs à prendre en compte la dimension du politique de toute action de coaching.