Rites d'interaction et management en Chine : Le cas de la province du Guangxi

Dans la culture chinoise, les valeurs religieuses se sont construites à partir de croyances plus anciennes souvent afin de réduire l’influence du polythéisme et des cultes païens. Ces croyances populaires se fédèrent autour de l’enseignement et de la mise en pratique de valeurs morales et spirituell...

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Julkaisussa:RIMHE : Revue Interdisciplinaire Management, Homme & Entreprise | 154 | 1 | 2014-12-16 | p. 3-22 | 2259-2490
Päätekijät: Mériade, Laurent, Yiqiang, Li
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2014
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Dans la culture chinoise, les valeurs religieuses se sont construites à partir de croyances plus anciennes souvent afin de réduire l’influence du polythéisme et des cultes païens. Ces croyances populaires se fédèrent autour de l’enseignement et de la mise en pratique de valeurs morales et spirituelles présentées sous la forme de rites d’interaction par la littérature classique chinoise puis par les principales religions (Confucianisme et Taoïsme notamment). Nous proposons à travers l’étude de cas d’un groupe d’État chinois adossée à une analyse des valeurs culturelles et religieuses retranscrites dans des rites individuels et collectifs, de mettre en évidence la complexité et l’interdépendance des valeurs et croyances qui guident les attitudes et comportements managériaux. Pour cela, nous présentons l’analyse quantitative et qualitative d’une enquête réalisée auprès des managers de ce groupe d’État afin de mesurer sa capacité à dépasser certains biais mis en avant dans la littérature (Adler et al., 2009). Sur le plan théorique, nous cherchons à déterminer de quelles manières des rites culturels d’interaction sociale peuvent participer à la construction de rituels managériaux dans les organisations. Ceci participe aux débats initiés en Occident sur l’éventuel développement d’une théorie du management chinois (Barney et Zhang, 2009) en essayant d’identifier le rôle des rites d’interaction issus de la culture traditionnelle chinoise dans l’application en Chine d’outils développés ailleurs. Pour mieux appréhender les liens entre les rites culturels d’interaction sociale et les pratiques managériales en Chine, nous mobilisons l’approche des rites d’interaction proposée par Goffman (1974) et reprise par Collins (2004) qui précise le contenu et les conséquences de ces rites sur le comportement des membres d’un groupe ou d’une communauté. Nos premiers résultats semblent indiquer que les managers chinois interrogés font une description de valeurs et principes d’action assez proches de ceux contenus dans les rites d’interaction sociale définis par les principaux écrits religieux ou culturels. Nous mettons en évidence quatre rites culturels (le respect du guanxi, le respect des ancêtres, l’harmonie collective et le respect de la « face ») qui expliquent près de 70% des comportements des managers que nous avons questionnés. Nous discutons ensuite de l’origine culturelle de ces rites afin d’ouvrir des perspectives d’étude plus approfondies sur la place des rites d’interaction culturels et religieux dans une possible ritualisation du management en Chine.