La décriture du droit, une méthode constructiviste d’observation d’un objet quantique. À propos de V. Forray et S. Pimont, Décrire le droit… et le transformer – Essai sur la décriture du droit, coll. Méthodes du droit, Paris, Dalloz, 2017

Nos sociétés ont validé le credo cartésien selon lequel l’homme doit se comporter comme le maître et possesseur de la nature. Nos conceptions dualistes et anthropocentriques sont au cœur de la crise écologique actuelle. Le droit de l’environnement lui-même s’est intégré dans ce corpus philosophique....

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Auteurs principaux: Nicolas, Émeric, Sintez, Cyril
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2018
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Nos sociétés ont validé le credo cartésien selon lequel l’homme doit se comporter comme le maître et possesseur de la nature. Nos conceptions dualistes et anthropocentriques sont au cœur de la crise écologique actuelle. Le droit de l’environnement lui-même s’est intégré dans ce corpus philosophique. Loin d’avoir poussé à l’émergence de nouveaux modèles, ce dernier a maintenu une foi inébranlable dans la propriété privée comme gardienne de l’environnement et dans le marché comme régulateur environnemental. Les droits de la nature ont pour but de provoquer une révolution juridique et culturelle par la reconnaissance de la nature en tant que sujet de droit. La valeur intrinsèque du monde naturel est ainsi proclamée. La nature devient un sujet de droit à part entière. Cette avancée n’a pas pour objectif de se réaliser au détriment du bien-être humain mais de le replacer à l’intérieur de limites écologiques. En ce sens, les droits de l’homme et les droits de la nature sont complémentaires et interdépendants.