Quand les cadres d’une administration scolaire deviennent les avocats des familles
Alors que les discours sur le partenariat entre l’école et les familles tendent souvent à en donner une image idéalisée d’harmonie et de consensus, la collaboration suscite inévitablement des tensions sur le terrain. Approchant la relation école-familles sous l’angle de la communication in...
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| Auteurs principaux: | , , , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2026
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Alors que les discours sur le partenariat entre l’école et les familles tendent souvent à en donner une image idéalisée d’harmonie et de consensus, la collaboration suscite inévitablement des tensions sur le terrain. Approchant la relation école-familles sous l’angle de la communication interculturelle et de la « thérapie sociale » de Charles Rojzman (2007), cet article analyse des situations où les tensions ont débouché sur l’intervention de cadres de l’administration scolaire. Recueillies lors d’une recherche ethnographique au sein de l’administration scolaire fribourgeoise (Suisse), les 12 situations analysées se caractérisent par le fait que les cadres y ont relayé la voix des parents auprès de leurs collègues du terrain en endossant les habits de l’avocat. Si l’analyse montre leurs compétences à désamorcer les tensions, le souci des cadres de préserver l’alliance avec leurs collègues de terrain limite leur intervention à trouver une solution acceptable par toutes et tous. Ainsi, seuls les parents qui osent interpeller l’école de la manière perçue comme adéquate bénéficient du soutien des cadres. Les situations de tension restent un potentiel d’apprentissage largement inexploité par l’institution scolaire, qui y trouverait de quoi interroger son ethnocentrisme et améliorer ses pratiques avec toutes les familles.
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