Fabriquer l’identité à la pointe de la kalache
Le 25 juin 2016, un affrontement oppose les villages de Mougna et Kossouma (Djenné, Mali) : il se solde par une vingtaine de morts et une quarantaine de blessés. S’il n’y a pas de « djihadistes » directement impliqués, cela s’inscrit dans un processus de mise en armes des conflits fonciers qui s’acc...
Guardado en:
| Autores principales: | , |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2020
|
| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Le 25 juin 2016, un affrontement oppose les villages de Mougna et Kossouma (Djenné, Mali) : il se solde par une vingtaine de morts et une quarantaine de blessés. S’il n’y a pas de « djihadistes » directement impliqués, cela s’inscrit dans un processus de mise en armes des conflits fonciers qui s’accentue dramatiquement avec l’éclatement de la rébellion de 2012. L’irruption de la violence en milieux ruraux et pastoraux est liée à une remise en question plus générale des institutions de la « brousse » au sein du processus de formation de l’État. Cet article tente d’analyser les modalités par lesquelles la violence est constituée en politique publique, en mobilisant des répertoires ethniques et religieux, notamment celui du « djihadisme », à partir des conflits fonciers. |
|---|