La « sudisation » du secteur de l’aide internationale
Depuis une trentaine d’années, les acteurs du secteur de l’aide internationale ont cherché à impliquer davantage les populations auprès desquelles ils intervenaient dans un mouvement de « sudisation ». Chez Médecins sans frontières (MSF), ce mouvement s’est notamment traduit par une diversification...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2020
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Depuis une trentaine d’années, les acteurs du secteur de l’aide internationale ont cherché à impliquer davantage les populations auprès desquelles ils intervenaient dans un mouvement de « sudisation ». Chez Médecins sans frontières (MSF), ce mouvement s’est notamment traduit par une diversification de l’origine des « expatriés ». Basé sur cinquante-cinq entretiens et une observation participante, cet article analyse l’enjeu implicite de la « sudisation » : l’émancipation des individus du Sud vis-à-vis du Nord. Fruit d’une volonté politique « sudiste » et d’un besoin grandissant en « expatriés », la « sudisation » de MSF entraînerait en fait une dépolitisation partielle de l’organisation, déplacerait son équilibre stratégique et ferait finalement émerger une nouvelle stratification sociale. |
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