Terrorisme : définition, juridiction pénale internationale et victimes

En décidant d'exclure le terrorisme de la compétence de la Cour pénale internationale au motif que cette infraction n'était pas définie, les Etats ont renoncé, au moins provisoirement, à l'instauration d'une réponse pénale universelle au terrorisme. Les disparités nationales q...

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Autore principale: Doucet, Ghislaine
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2006
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:En décidant d'exclure le terrorisme de la compétence de la Cour pénale internationale au motif que cette infraction n'était pas définie, les Etats ont renoncé, au moins provisoirement, à l'instauration d'une réponse pénale universelle au terrorisme. Les disparités nationales qui en résultent sont préjudiciables tant aux victimes qu'aux auteurs et complices de crimes de terrorisme. Pourtant, la définition "politique" du terrorisme, telle que recherchée activement par l'ONU, n'est pas nécessaire car, contrairement à une idée reçue et trop abondamment véhiculée, les actes de terrorisme sont prévus, définis, et incriminés par le droit international, que ceux-ci soient commis en période de guerre comme en temps de paix. Dès lors, l'auteur montre que l'acte de terrorisme est, dans certains cas, susceptible d'entrer, de facto, dans la compétence de la Cour pénale internationale. Il appartient aux Etats de mettre fin à cette incohérence qui introduit une nouvelle discrimination entre les victimes d'un même acte de terrorisme car, dans ce domaine, c'est déconnectée de toute considération politique que la législation internationale doit évoluer.